• L'éclipse est une occultation accidentelle de la lumière, est à peu près universellement considérée comme un événement dramatique. C'est un signe de mauvais augure, annonçant des événements funestes: c'est le cas dans l'ancienne Égypte; dans les pays arabes, bien qu'une telle croyance paraisse ditticilement cornpatible avec J'enseignement du Prophète; en Chine...

    Seuls, apparemment, les Cambodgiens interprètent l'éclipse dans un sens favorable ou défavorable, selon la façon dont elle se produit.

    Il existe des prescriptions canoniques dans l'Islam, et des cérémonies bouddhiques à l'occasion des éclipses. Elles sont mises fréquemment en rapport avec la mort: c'est la mort de l'astre. L'astre est dit dévoré par un monstre.

    En chinois, le mot éclipse et le mot manger (tch'eu) s'expriment par le même caractère : la lune est mangée par un crapaud.

    Mais, toujours pour les anciens Chinois, ce dérèglement cosmique trouve son origine dans un dérèglement microcosnilque, à savoir celui des empereurs, ou de leurs femmes. C'est une domination du yang (mâle, lumière) par le yin (femelle, obscurité). Il convient c'est aussi un point de vue largement partagé de porter secours à l'astre en danger, ou égaré : on rétablit l'ordre cosmique par le rétablissement de l'ordre terrestre (en formant, par exemple, les vassaux en carré), on tire des flèches vers le ciel, soit contre le monstre dévorateur , soit, suggère Granet, comme oblation,, soit encore, selon une tradition plus récente, mais peu satisfaisante, contre la lune (yin) éclipsant le soleil (yang).

    D'une façon générale, l'éclipse se présente comme l'annonciatrice des dérèglements  cataclysmiques d'une fin de cycle, qui appelle intervention ou réparation, en vue de préparer l'avènement d'un cycle neuf : ce sera la libération de l'astre avalé par le monstre .

    On trouve dans l'ancien Pérou quatre explications des éclipses. Elles sont considérées de toute façon comme de mauvais augure. Une éclipse de soleil comptera parmi les signes ayant annoncé la venue des Espagnols et l'écroulement de l'Empire Inca.
     

    A)Selon la plus ancienne croyance un monstre, jaguar ou serpent, dévore l'astre ;
    B)L'astre est malade et meurt;
    C)Le soleil se cache, par colère contre les hommes;
    D)La théogamie Soleil - Lune s'accomplit. Les deux astres s'unissent, la lune ayantséduit et dominé le soleil, c'est bien comme en Chine le yin se superposant au yang.

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  • Un motif décoratif

    On le trouve comme motif décoratif commun au Moyen-Orient aussi bien qu'en Europe dès le troisième millénaire avant notre ère (début de l'âge du bronze). Ce n'est qu'au VIIe siècle av. J.C. que l'on trouve sa trace en tant que décoration utilisée dans un sceau judéen retrouvé à Sidon.

    C'est en fait un symbole universel que l'on retrouve dans des endroits aussi différents que le Maroc, les Canaries, le Mexique (anciennes traditions olmèques), le Tibet, le Brésil, chez les Druzes et jusqu'à l'étoile du shérif aux Etats-Unis.

    A l'époque du temple de Zorobabel, le second temple de Jérusalem achevé vers 515 av. J.C., ce symbole devint d'un usage assez courant parmi les Judéens de retour de l'exil babylonien aussi bien que parmi les autres nations du Proche Orient. On le trouve sur des bâtiments et sur des objets manufacturés, en tant que motif décoratif. En tout cas, ce symbole n'avait aucune signification proprement hébraïque ou juive et ceci restera vrai tardivement.

    Sur les amulettes

    Au Moyen Age le symbole prend le nom de "bouclier de David" et orne souvent des talismans magiques destinés à conjurer le mauvais oeil. Il faudra attendre le XIIIe s. pour trouver l'étoile à six branches dans la décoration de quelques synagogues allemandes et sur des manuscrits en langue hébraïque. Mais ce symbole n'était désigné par aucun nom et n'avait aucune signification particulière, religieuse ou autre.

    Après le Moyen Age, l'étoile à six branches fut encore largement utilisée par tous, Juifs et non Juifs dans les livres imprimés et dans les motifs des armoiries.

    Les objets rituels

    A Prague, la communauté juive avait fait figurer le bouclier de David comme motif dans son sceau. Cet usage se répandit ensuite dans les communautés juives d'Europe à partir du XVIIe s. et le symbole finit par figurer sur des objets rituels.
    Ensuite, chez certains adeptes de la Kabbale, le symbole finit par devenir un signe ésotérique symbolisant la rédemption.

    Un signe confessionnel

    Enfin, au XIXe s., le bouclier de David fut peu à peu confessionnalisé et adopté comme signe d'identification général correspondant à la croix pour les chrétiens. Au congrès sioniste de 1897, le bouclier de David fut choisi comme symbole du mouvement sioniste puis figura sur le drapeau de l'Etat d'Israël. Les nazis contribuèrent tristement à accroître la charge symbolique du bouclier de David.

    La Kabbale

    Pour la Kabbale juive et l'alchimie, le bouclier de David, sous le nom de Sceau de Salomon, constitue une image du monde. Les différents triangles entrecroisés qui composent le symbole représentent les éléments : le feu, l'eau, l'air et la terre alors qu'aux quatre pointes latérales correspondent les quatre propriétés fondamentales de la matière, le froid, le chaud, le sec et l'humide. Le triangle supérieur dirigé vers le haut, qui est alors de couleur blanche, représente Dieu et les forces d'évolution. L'autre triangle complémentaire et opposé, de couleur noire, représente, lui, l'involution, les forces terrestres. Pour les kabbalistes juifs, c'est là le symbole de l'action de Dieu dans le monde des mortels.

    Pour les alchimistes, le sceau de Salomon représente la Pierre philosophale, qui comprend les sept métaux de l'art royal associés aux sept planètes qui résument la totalité du ciel (Argent-Lune, PlombSaturne, Fer-Mars, Vénus-Cuivre, Jupiter-Etain, Mercure-Mercure, Or-Soleil).

    Signalons aussi la symbolique des francs-maçons chez lesquels le sceau de Salomon représente les officiers de la fraternité.


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  • (Eclipse de lune)

    La lune est yin par rapport au soleil yang
     : elle est passive, réceptive. Elle est l’eau par rapport au feu solaire, le froid par rapport à la chaleur, le nord et l’hiver symboliques opposés au sud et à l’été.<o:p> Sa lumière est celle du reflet du soleil.</o:p>

    La lune symbolise aussi le temps qui passe, le temps vivant, dont elle est la mesure par ses phases successives et régulières. La lune est l’instrument de mesure universel… le même symbolisme relie entre eux la Lune, les Eaux, la Pluie, la fécondité des femmes, celle des animaux, la végétation, le destin de l’homme après la mort et les cérémonies d’initiation.

    Les synthèses mentales rendues possibles par la révélation du rythme lunaire mettent en correspondance et unifient des réalités hétérogènes ; leurs symétries de structures ou leurs analogies de fonctionnement n’auraient pu être découvertes si l’homme primitif n’avait intuitivement perçu la loi de variation périodique de l’astre.<o:p> </o:p>

    Dans l’hindouisme, la sphère de la lune est l’aboutissement de la voie des ancêtres (pitri-yâna). Ils ne sont pas libérés de la condition individuelle, mais ils produisent le renouvellement cyclique. Les formes achevées s’y dissolvent, les formes non développées en émanent. Ce qui n’est pas sans rapport avec le rôle transformateur de †iva, dont l’emblème est un croissant de lune. La lune est  par ailleurs le régent des cycles hebdomadaires et mensuels. Ce mouvement cyclique (phase de croissance et de décroissance) peut être mis en relation avec le symbolisme lunaire de Janus : la lune est à la fois porte du ciel et porte de l’enfer, Diane et Hécate, le ciel dont il s’agit n’étant toutefois que le sommet de l’édifice cosmique. La sortie du cosmos s’effectuera seulement par la porte solaire. Diane serait l’aspect favorable, Hécate l’aspect redoutable de la lune.

    La lune est un symbole de la connaissance indirecte, discursive, progressive, froide. La lune, astre des nuits, évoque métaphoriquement la beauté et aussi la lumière dans l’immensité ténébreuse. Mais cette lumière n’étant que le reflet de celle du soleil, la lune est seulement le symbole de la connaissance par reflet, c’est à dire de la connaissance théorique, conceptuelle, rationnelle ; ce en quoi on lui rattache le symbolisme de la chouette.<o:p> 

    </o:p>

    La lune est un symbole des rythmes biologiques : Astre qui croit, décroît et disparaît, dont la vie est soumise à la loi universelle du devenir, de la naissance et de la mort… la lune connaît une histoire pathétique, de même que celle de l’homme… mais sa mort n’est jamais définitive… cet éternel retour à ses formes initiales, cette périodicité sans fin font que la lune est par excellence l’astre des rythmes de la vie…

    Elle contrôle tous les plans cosmiques régis par la loi du devenir cyclique : eaux, pluies, végétation, fertilités…  

    La lune est aussi le premier mort. Pendant trois nuits, chaque mois lunaire, elle st comme morte, elle a disparu… puis elle reparaît et grandit en éclat. De même, les morts sont censés acquérir une nouvelle modalité d’existence. La lune est pour l’homme le symbole de ce passage de la vie à la mort et de la mort à la vie ; elle est même considérée, chez beaucoup de peuples, comme lieu de ce passage, à l’instar des lieux souterrains. C’est pourquoi de nombreuses divinités lunaires sont en même temps chthoniennes et funéraires : Mên, Perséphone, probablement Hermès…

    Le voyage dans la lune ou même le séjour immortel dans la lune, après la mort terrestre, sont réservés, selon certaines croyances à des privilégiés : souverains, héros, initiés, magiciens.

    La lune produit la pluie ; les animaux aquatiques, professe Houai-Nan Tseu, croissent et décroissent avec elle. Passive et productrice de l’eau, elle est source et symbole de fécondité. Elle est assimilée aux Eaux primordiales dont procède la manifestation. Elle est le réceptacle des germes de la renaissance cyclique, la coupe qui contient le breuvage d’immortalité : c’est pourquoi elle est appelée soma, comme ce breuvage.<o:p> 

    </o:p>

    La lune est aussi le symbole du rêve et de l’inconscient, comme des valeurs nocturnes. Chez les Dogons, le renard pâle Yurugu, maître de la divination, le seul à connaître la première parole de Dieu, laquelle n’habite l’homme que dans ses rêves, symbolise la lune.

    Mais l’inconscient et le rêve font partie de la vie nocturne. Le complexe symbolique lunaire et inconscient associe à la nuit les éléments eau et terre, avec les qualités de froid et d’humidité, en opposition au symbolisme solaire et conscient, lequel associe au jour les éléments air et feu, et les qualités de chaleur et de sécheresse.

    La vie nocturne, le rêve, l’inconscient, la lune, sont autant de termes qui s’apparentent au domaine mystérieux du double.

    Selon l’interprétation de Paul Diel, la lune et la nuit symbolisent l’imagination malsaine issue du subconscient ; ajoutons que l’auteur entend par subconscient : l’imagination exaltative et refoulante. Cette symbolisation s’applique, dans de nombreuses cultures, à toute une série de héros ou de divinités, qui sont lunaires, nocturnes, inaccomplis, malfaisants.

    Dans la mythologie grecque, la Lune a d'abord été appelée Séléné. Bouleversée par la mort de son frère, Hélios (le soleil), noyé dans l'Eridan, elle le suivit dans la mort. Touchés, les dieux la changèrent en astre et la placèrent au ciel. On la représentait comme une femme jeune et belle qui parcourait le ciel sur un char d'argent traîné à deux chevaux. Elle est célèbre par ses amours avec Zeus à qui elle donna deux filles, mais surtout pour sa grande passion pour le berger Endymion dont elle aurait eu cinquante filles. Ce jeune berger, d'une grande beauté, se vit accorder par Zeus la réalisation d'un voeu. Il choisit l'immortalité et fut plongé dans un sommeil éternel. Depuis, chaque nuit, la Lune caresse le corps immobile de l'amant endormi et soupire de désespoir. Plus tard, Hélios a été logiquement associé à Apollon et donc la Lune à sa soeur jumelle, Artemis.

    Pour les Aztèques, la Lune renvoyait à l'amour charnel. Mais c'est à elle aussi que les mourants confessaient leurs fautes.
    Généralement, la Lune est assimilée à un symbole féminin représentant le temps, le cycle. Elle contrôle aussi les marées, les pluies, les eaux et les saisons, nos humeurs, la pousse de nos cheveux ou des moissons, selon les croyances populaires.

    La Lune est aussi la frontière entre le soleil et l'obscurité et est donc associée à ce qui sépare la conscience et l'inconscience. Elle est également liée à l'idée de romantisme, qu'on pense à la lune de miel, au clair de lune propice aux déclarations amoureuses... Ou aux vampires! Plus effrayants encore, la pleine Lune est celle qui déclenche la transformation du loup-garou. Elle est d'ailleurs indissociable de tout bon film d'horreur pour mettre un peu d'ambiance...

    Dans le tarot de Marseille, la Lune est la dix-huitième carte. Elle relève du domaine de l'intuition et renvoie aussi à la maternité. Si vous tirez la carte à l'endroit, c'est plutôt positif, synonyme de passion, d'absence de tabou dans la sexualité, de maternité, de changements... A l'envers, c'est apparemment moins drôle : disputes de couple, dépression, cauchemars, séparation...

    Enfin, on retrouve aussi beaucoup la Lune dans les drapeaux, les étendards, les blasons... Elle est pleine par exemple sur les drapeaux du Laos ou de la Mongolie. On la trouve sous forme de croissant quand elle évoque l'empire ottoman. De nombreux pays musulmans l'ont repris comme la Turquie, la Tunisie, l’Algérie ou encore le Pakistan.


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    Dès que l'homme a commencé à réfléchir, il a tenté de se comprendre et de se situer dans l'Univers, et il n'a pu méconnaître l'influence considérable qu'exerçaient, sur sa vie même, les éléments de son environnement, et d'abord, le soleil : rythmes du jour et de la nuit qui règlent son activité, saisons qui déclenchent les phénomènes de la végétation, années qui l'acheminent lentement vers sa tombe. PLATON, qui enseignait la philosophie quatre siècles avant J. C., affirmait que " le démiurge de tout ce qui a été fait, c'est le grand géomètre et arithmète de l'Univers, le soleil ".

    Les civilisations anciennes ont accordé une grande importance à l'astre du jour, mais, ne comprenant pas bien quelle était sa nature et de quelle façon il agissait, elles ont cru se concilier ses faveurs en le divinisant. Il est frappant, en effet, de constater, ainsi que de nombreuses recherches archéologiques l'ont mis en évidence, le nombre de Dieux qui se réclamaient autrefois du soleil. Survolons rapidement ces anciennes croyances :

    En Mésopotamie, où s'est établie l'une des plus anciennes civilisations, celle de SUMER, près de 4000 ans avant J. C., le Dieu du soleil était UTU (on trouve aussi l'orthographe HUTU, et ces petites divergences sont très fréquentes dans toutes les publications archéologiques). Dans cette région soumise à une insolation intense, l'influence des rayons solaires, bénéfique au printemps, pouvait devenir nocive en été, et la vieille légende sumérienne du jardinier rapporte, qu'autrefois, on utilisait l'ombre de certains arbres (le sarbatu ?) pour abriter les cultures. L'épopée de GILGAMESCH, héros parti à la recherche des cèdres au " pays des vivants ", ne se termine heureusement que grâce à l'intervention du Dieu UTU.

    Après SUMER s'installèrent, en Mésopotamie, les civilisations d'ASSUR, au nord, et de BABYLONE, au sud. Dans cette dernière ville, les Dieux pouvaient être groupés en triades. Dans la première figurait MARDUK, Dieu du ciel, et dans la seconde, SHAMASH, Dieu du soleil. Ce dernier, représenté souvent par un lion ailé, portait comme emblème le disque solaire. SHAMASH symbolisait, en même temps, la justice, car, par définition, le soleil chasse la nuit, propice aux méchants ; il inonde le monde de sa lumière et voit tout. L'un des rois de cette période, HAMMURABI, législateur fécond, est représenté en position d'adoration devant le Dieu SHAMASH.

    À peu près à la même époque, l'Egypte honorait aussi le soleil. Dès que MÉNÈS, roi des déserts du sud, étendit sa domination, 3000 ans avant J.C., à l'ensemble de la vallée du Nil, on vit se multiplier des temples et des pyramides, des statues et des bas-reliefs, des fresques et des manuscrits qui, déchiffrés assez récemment, montrèrent l'importance qu'attachaient les Egyptiens à l'influence des Dieux solaires. Le Dieu du soleil était RÂ (ou RÊ) : " il apparaît le matin, dans sa barque divine, et prend le nom de KHEPRI. Au zénith, il est vraiment RÂ, puis il descend à l'horizon, se couche et devient ATOUM ".

    Il change alors d'esquif, et voguant dans les espaces inférieurs, au sein de la terre NOUT, il disparaît pour renaître le lendemain matin. En liaison avec cette mort apparente, puis avec cette résurrection, les prêtres égyptiens firent d'abord participer le Pharaon (fils de RÊ), puis un certain nombre de hauts dignitaires, puis l'ensemble du peuple à ce cycle solaire, afin de les rendre immortels. Ce culte fut surtout développé à HÉLIOPOLIS, dont le nom est très significatif, et à MEMPHIS, dans le delta du Nil. Le roi des Dieux, AMON, fut souvent associé à RÊ, Dieu du soleil, et la divinité AMON-RÊ, fut adorée comme un Dieu unique.

    Mais c'est surtout AMÉNOPHIS IV (qui prit le nom d'AKHENATON), près de 14 siècles avant J. C., qui développa le culte du soleil et l'érigea en religion d'Etat. Un Dieu local, ATON, devint le seul Dieu solaire reconnu. Il était représenté par un disque solaire, dont les rayons se terminaient par des mains, caressant et protégeant les membres de la famille du Pharaon.

    La philosophie égyptienne rapportait, du reste, que RÊ, en se posant sur la " colline primitive ", avait créé le monde visible, les pyramides furent,  peut-être, des essais de reconstitution de cette éminence sacrée. Quant aux temples ornés d'obélisques, d'une signification probablement marquée d'un symbolisme solaire, ils étaient construits de telle sorte que la lumière directe allait en diminuant jusqu'au sanctuaire central où se trouvait l'effigie de chaque Dieu, comme au sein de la terre NOUT. Ce Dieu était, chaque année, exposé en cérémonie à la lumière du jour.

    Les Dieux secondaires étaient souvent représentés ornés d'un disque solaire ; HATHOR, HORUS le Dieu faucon, SAKHMET la déesse à tête de lionne, HAPIS (ou Apis) également, le taureau sacré, se réclamaient de ce symbole.

    On pourrait continuer à suivre les aspects divers de ces théogonies dans les civilisations européennes primitives : chez les Grecs, ZEUS, le " Père lumineux ", HÉLIOS et les mésaventures de son fils PHAÉTON, ainsi que PROMÉTHÉE, dérobant au char céleste un rayon dont il fit l'âme de l'homme.

    JUPITER, chez les Romains, et chez les Celtes EOL et BELEN, BELTIN en Ecosse, étaient des Dieux dont l'éclat était emprunté au soleil.

    Dans l'Inde ancienne, à l'époque védique, plusieurs Dieux étaient, comme dans l'Iran voisin, d'essence solaire (VAROUNA = AHURA MAZDAH, Dieu de 

    la lumière, MITRA = MITHRA, Dieu du soleil, AGNI, également, Dieu du feu du soleil, et de la foudre). Ceci près de 1000 ans avant J.C.

    Au Japon, l'une des légendes les plus répandues est celle d'AMATERASOUKAMI, Déesse du Soleil, qui, s'étant retirée dans une grotte obscure, priva la terre de sa lumière. Grâce à un miroir magique, cette Déesse, malgré tout femme et coquette, fut attirée hors de sa caverne, et la lumière régna à nouveau sur le monde. Le " miroir d'or ", œuvre du " Grand Forgeron ", réapparaît par la suite dans l'histoire mythique du Japon.

    Enfin, passant en Amérique, on sait l'étonnement des conquérants espagnols devant les cultes solaires, parfois sanglants, pratiqués encore près de 15 siècles après J.C. : les Aztèques, au Mexique, honoraient HUITZILOPOCHTLI, en lui sacrifiant, sur l'effigie du génie sanguinaire, CHAC-MOOL, de très nombreuses victimes (20 000, dit-on, en 1486, sous le règne d'AHUITZOL) - les Mayas, leurs voisins, rendaient le même culte au Dieu solaire PIPlL. Plus au sud, les Incas, dans les Andes, adoraient le soleil sous la forme du Dieu MANCO CAPAC ; les conquistadores trouvèrent, dans ce pays, des temples dédiés au soleil, des maisons des " vierges du soleil " qui se consacraient au culte de cet astre, et de très nombreux vestiges de ces croyances, matérialisées par des objets en or, abondamment répandus, et à l'attrait desquels ils ne restèrent pas insensibles.

    On pourrait multiplier et développer ces divers exemples, on ne ferait que renforcer cette idée que les civilisations anciennes, et d'autres parfois assez récentes, ont divinisé le soleil, rendant ainsi l'hommage le plus éclatant à sa puissance et à son rôle primordial.


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  • Le pentagramme, ou l’étoile à 5 branches, est sans doute le symbole religieux le plus mal compris de nos jours.
    Etant le symbole le plus commun de la Sorcellerie néo-païenne, il a cependant été dénigré par les industries du film et de la presse qui semblent déterminer à le relier au Satanisme et autres pratiques diaboliques. Cependant, comme la Croix Romaine ou le Crucifix, c’est seulement lorsque le symbole est INVERSE qu’il est perçu comme négatif. Même s’il y a des exceptions, comme nous le verrons.

    Dans sa position habituelle, pointe vers le haut, le pentagramme est un ancien symbole de protection contre le mal. Egalement appelé « le nœud sans fin » (sous sa forme entrelacée), le pentagramme était souvent exhibé sur les portes, fenêtres et foyers des maisons à travers l’Europe pré-chrétienne. On peut même le retrouver en remontant jusqu’aux cultures Egyptiennes et Sumériennes, et également sur des outils-médecine amérindiens. Parfois confondu avec l’Etoile de David ou l’hexagramme (une étoile à six branches, emblématique du Judaïsme), le pentagramme est parfois appelé l’Etoile de Salomon, particulièrement par les magiciens cérémoniels.

    Pour beaucoup, les quatre pointes inférieures représentent les éléments classiques : terre, air, feu et eau, alors que la cinquième pointe, qui surmonte les autres, représente l’esprit, le cinquième élément ou la quintessence. Ainsi le pentagramme symbolise les quatre éléments du monde matériel connectés à, mais régis par, l’esprit. Lorsque le pentagramme est placé à l’intérieur d’un cercle (symbole d’unité et de totalité), il accentue notre connexion à l’univers comme un tout.

    Une autre interprétation dit qu’il n’y a pas une pointe en haut, mais trois ! Selon la numérologie, trois est le nombre de l’harmonie, mieux exprimée sous la formule classique : thèse, antithèse, synthèse. En d’autres mots, il est la pointe centrale qui harmonise les pointes extérieures opposées. L’amour Celtique des triades (la forme la plus commune de leur « littérature de sagesse ») trouve ses racines dans ce modèle. Les trois pointes supérieures sont donc placées au-dessus des deux pointes inférieures, qui représentent les opposés, dualistes, qui ne peuvent être intégrés ou mariés (voir tout en noir ou blanc).

    Encore une autre interprétation du pentagramme droit (pointe en haut) dit qu’il symbolise la vision la plus commune des déités dans la Sorcellerie. Les trois pointes supérieures représentent la Déesse sous ses trois aspects de Vierge, Mère et Vieille Sage. Les deux pointes inférieures représentent son Dieu consort, sous son double aspect du Dieu de la Lumière et du Dieu des Ténèbres. Cependant, parmi toutes ces interprétations, il est important de se souvenir que toutes les pointes du pentagramme sont liées – chacune étant un aspect de l’autre, chacune faisant partie d’un même tout.

    Mais lorsque le pentagramme est inversé, alors quelle est sa signification ? Ainsi, un pentagramme inversé peut représenté le monde physique (quatre éléments matériels) qui domine le monde de l’esprit (le cinquième élément). (Cela peut être la raison pour laquelle les Satanistes et autres groupes « démonistes » utilisent ce symbole). Avec les deux pointes dominantes, il peut également exprimer un dualisme néo-Platonique (la vielle « guerre céleste », le thème du bien contre le mal) – comme opposé à la vision moniste Païenne de la réalité (« La Force ») vue dans la pointe simple supérieure. La plus commune exception à cette règle, c’est que certaines traditions de la Sorcellerie (principalement Britannique) emploie le pentagramme inversé comme un symbole POSITIF du second degré. Dans ce cas, les deux pointes supérieures représentent les cornes de lumière, symbole du « Dieu Cornu », consort de la Grande Déesse (comme le dieu Grec Pan).

    Le mot « pentacle », est parfois substitué par erreur au pentagramme, qui en vérité fait référence à un plat peu profond (dans lequel est habituellement inscrit un pentagramme) et utilisé comme un outil d’autel pour les Sorcières modernes, servant un but similaire au « patten » de la Messe Catholique Romaine. Parmi les variations fréquentes de cet outil, on retrouve le plat de terre, le disque de cuivre, le plat en argent, ou le disque de cire.

    La suite de pentacles (ou « deniers ») du Tarot, la Pierre de Fal (pierre de couronnement des rois) dans l’ancienne Irlande, le sangreal des processions du Saint Graal, et the 'Universal Man' de Léonard de Vinci, sont tous rattachés au pentagramme, accentuant ses liens avec la terre et la nature, faisant de lui le symbole par excellence d’une religion de la nature ou de la terre. Les cinq pointes représentent également les cinq sens physiques et fait allusion à l’approche du royaume spirituel PAR le sensuel – c’est en fait la signification de l’As de Pentacles dans le Tarot. En numérologie, le chiffre 5 est le nombre de la sexualité, combinant le féminin 2 au masculin 3. Ainsi, le pentagramme représente également l’opposé de l’ascétisme.

    Mais partout où le pentagramme est exhibé, le message est clair : le mal n’a aucun pouvoir ici.


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