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Blog sur la spiritualité et les religions, poèmes personnels de sagesse et d'humanisme

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Croire ou savoir ?

Nous pouvons tout d’abord penser que la croyance se constitue à l’exclusion de toute forme de savoir. En adhérant à une croyance, la volonté adhère à une explication que la raison ne peut pleinement rationaliser. En effet, croire n’est pas savoir mais donner l’adhésion de sa volonté à une thèse ou à une hypothèse que l’on ne peut vérifier pleinement mais qu’on a toutes les raisons de croire (fortes probabilités subjectives qui tiennent à des convictions intimes de l’ordre du sentiment). La croyance repose donc sur une absence de savoir, c’est-à-dire une insuffisance de preuve et conduit à affirmer quelque chose dont nous ne sommes pas certains.

Néanmoins, si l’on considère que toute preuve n’est jamais totalement convaincante ou suffisamment précise, ou si l’on constate que toute preuve dépend d’une interprétation subjective de ce qui est et reste ainsi relative au point de vue de celui qui l’exprime, il semble bien que le savoir n’est qu’un croire qui revêt un aspect rationnel et prouvé (qui n’est, en fait, qu’une forme plus aboutie, mieux structurée, plus convaincante de sentiment) .

Dès lors, la distinction entre croire et savoir semble s’effacer dans la mesure où l’esprit humain ne parvient jamais véritablement à prouver ce qu’il pense. En ce sens, la croyance procède toujours d’une forme de savoir et c’est le type de discours qui diffère mais non le fond de ce discours. Autrement dit, dans le cas de la croyance, le savoir mobilisé est de l’ordre du préjugé et n’est pas rationalisé et analysé pleinement, alors que dans le savoir qui se pose comme savoir rationnel, le discours se veut prouvé et argumenté.

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B
le savant explique le comment, le religieux le pourquoi...
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