• OVNIs Classification des rencontres (Méthode Hynek)

    (observation de Salem)

    Les Lumières
    Nocturnes
    (LN)

    Évidemment, ce qui est observé la nuit, doit "obligatoirement" produire de la lumière! Voilà pourquoi Joseph Allen HYNEK a choisi cette expression, LN, pour définir tout objet dont le mouvement, la luminosité, la vitesse et aussi parfois la forme, composent les caractéristiques englobant la définition de Lumières Nocturnes (LN).
     
    Généralement observé à de grandes distances de l'observateur, l'OVNI ne ressemblera alors qu'à une masse lumineuse au comportement erratique.  Dans cette catégorie, nous retrouvons la plus grande quantité de cas de méprises de la part des observateurs.  C'est justement en raison de la distance qui sépare le phénomène de ces derniers qui pourrait représenter le principal facteur de méprises.
     
    Aussi, rien n'est plus difficile à estimer et à évaluer, dans un ciel noir, qu'un objet lumineux en mouvement car les objets de référence au sol deviennent alors inefficaces.
     
    Finalement, même dans les cas de prises de photographies ou lors de la réalisation d’une bande vidéo, l'absence de calibration de ou des images rend l'identification périlleuse, voire impossible.  Il ne reste alors que les fonctions de probabilité et d'étrangeté pour classifier la notification, ce qui, nous en convenons, ne nous apprend rien de plus sur la NATURE et l'ORIGINE véritables des OVNIS.
     
    Enfin, mentionnons que toute masse d'énergie lumineuse non identifiée et rapportée au Réseau OVNI-ALERTE sera classifiée dans les LN.  Une source ponctuelle observée de jour sera alors classée chez le Réseau OVNI-ALERTE comme une LD, ou Lumière Diurne (sous classe prévue par Hynek).
     
    Les Disques Diurnes (DD)
     
    Beaucoup plus rares que les LN, les Disques Diurnes (DD) représentent un beau défi pour la recherche sur les OVNIS.
     
    Habituellement, l'oeil humain est plus facilement en mesure d'évaluer les distances, dimensions, déplacements angulaires entre autres parce que la lumière du jour permet un éclairage complet de la scène et, contrairement aux bâtonnets de l'oeil qui sont les seuls à fonctionner lorsqu'il fait nuit, les cônes entrent aussi en action et permettent de capter les... couleurs!  Voilà pourquoi nous voyons surtout en noir et blanc la nuit car l'éclairage ambiant n'est pas suffisant pour exciter lesdits cônes.
     
    Cette classification visait juste quand HYNEK l'établit dans les années 50, car les phénomènes observés et rapportés mentionnaient presque toujours une forme de type discoïdale ou ovoïde. Ce n'est plus tellement le cas au troisième millénaire. Nous y reviendront plus loin.
     
    Il existe quelques variantes de la classification DD, comme OD pour Objet Diurne (référence à OVNI) qui englobe toute les formes géométriques observables. Ainsi, tout objet volant observé le JOUR sera classé comme un DD ou OD chez le Réseau OVNI-ALERTE.
     
    Évidemment, un Disque observé la NUIT sera quant à lui classé DN pour Disque Nocturne (une sous classe également prévue par HYNEK).
     
    Les Rencontres Rapprochées du Premier Type (RRI)
     
    Dans cette catégorie, l'OVNI observé est vu de près bien qu'il n'entre pas en interaction avec l'environnement de manière directe.  Certes, il pourra provoquer un choc émotionnel important chez le témoin ou chez les animaux mais cela n'ira pas plus loin.  Au-delà de cette distance étalon de 150 mètres, nous parlons alors d'une Rencontre Éloignée du Premier Type (RE I), cette dernière constituant une sous-classe à la première.
     
    Les Rencontres Rapprochées du Deuxième Type (RRII))
     
    Ces manifestations sont semblables aux premières, mais cette fois il y a des traces sur le sol, des évidences physiques mesurables après coup. La végétation aura été fréquemment aplatie, retournée et, dans quelques cas, brûlée. Des branches d'arbres auront été cassées, de la radioactivité sera anormalement élevée dans l'entourage immédiat de la manifestation; l'aiguille d'une boussole s'affolera indiquant une perturbation du champ magnétique ambiant.  Des objets inanimés, tels des voitures, tomberont en panne. Le moteur cale, la radio s'arrête, les phares s'éteignent et une chaleur intense pourra envahir l'habitacle. Au début, seulement les moteurs à explosion semblaient être affectés par la présence d'OVNIS mais nous possédons plusieurs cas bien documentés de nos jours, provenant de partout dans le monde, où des moteurs Diesel (injection-compression) ont subi le même sort.  De plus, les insectes semblent particulièrement sensibles à la présence d'un OVNI.  Leurs chants cessent subitement lorsque l'OVNI se manifeste, et reprennent aussitôt après son départ.
     
    Encore ici, la distance étalon établit demeure à moins de 150 mètres du témoin, au-delà de cette distance, nous parlons d'une Rencontre Éloignée du Deuxième Type (RE II).
     
    Les Rencontres Rapprochées du Troisième Type (RRIII)
     
    Ce sont les rapports mentionnant la présence d'entités d'apparence humanoïde, très souvent, dont le comportement donne à penser qu'ils sont les pilotes des OVNIS. Toutefois, plusieurs notifications rapportent la présence de ces entités sans qu'il y ait simultanément un OVNI dans les parages?
     
    Voilà sans doute pourquoi l'expression humanoïdes ou entités intelligentes non humaines est plus appropriée que le terme "extraterrestre" puisque rien n'indique leur origine.
     
    Il va de soi qu'il s'agit ici d'une hypothèse intéressante qu'il faut envisager, au même titre que n'importe quelle autre, mais elle ne doit pas demeurer la seule, car elle n'est certainement pas la meilleure, surtout depuis les avancés récentes en matière de physique quantique, de la physique des cordes, des trous noirs, des univers multiples, dits aussi parallèles (hypothèses en accord avec la physique proposées par Andrei D. SAKHAROV et Stephen W. HAWKING et de nombreux autres).
     
    Encore ici, la distance étalon demeure, par convention établie, à moins de 150 mètres du témoin; au-delà de cette distance, nous parlons d'une Rencontre Éloignée du Troisième Type (RE III).
     
    LES PROBLÈMES RELATIFS À LA CLASSIFICATION
     
     LOI DE GUÉRIN: "...toute hypothèse apparemment prouvée en Ufologie est démolie par les observations suivantes."
     
    Depuis plus de soixante (60) ans, l'ufologie a progressé, et ceux qui se consacrent à l'étude du problème, ont compris certaines subtilités qui se dégagent des notifications rapportées année après année.
     
    Par exemple:
     
    Comment doit-on classer un triangle noir volant silencieusement et dont la présence n'est remarquée que par ses contours découpés grâce aux étoiles en arrière-plan?
     
    Poussons encore plus loin le raisonnement, et imaginons le scénario suivant:
     
    Si une porte s'ouvre en dessous dudit triangle, et qu'un être humanoïde apparaît dans la pénombre de la lumière interne de la masse en question, serions-nous en face d'une Rencontre Rapprochée du Troisième Type (RRIII) ?
     
    Nous pensons au cas à s'être produit en Nouvelle-Guinée, plus précisément en Papouasie, le 26 juin 1959, alors que le Révérend William GILL et les villageois avaient observé plusieurs vaisseaux étranges au-dessus de la mer durant trois (3) jours. Un de ceux-là s'était rapproché du groupe, assez pour que les témoins puissent observer des êtres à l'intérieur de l'engin qui agitaient leurs bras comme pour répondre aux habitants Papous qui les saluaient! Encore ici, sommes-nous habilités à classer cette notification dans le rang des Lumières Nocturnes uniquement?
    La réponse est NON!
     
    Il est établi une priorisation des événements selon leur degré de probabilité, et qui l'emporte sur l’étrangeté (que cela se soit effectivement produit).  Il s'agit d'un premier mouvement.  L'investigation qui suit obligatoirement le signalement d'un tel événement peut agir sur une révision de la classification de la notification, selon le cas.
     
    En d'autres termes, la forme intelligente et animée l'emporte sur la forme matérielle et inanimée. La proximité l'emporte sur l'éloignement et finalement, après investigation bien sûr, la probabilité l'emporte sur l'étrangeté car, par définition, plus une chose demeure étrange, plus cela indique qu'elle n'a pas été comprise, et donc, moins elle est probable et vice versa.
     
    Pour simplifier, disons que chaque association ufologique a compris ce dilemme et certains des membres, ont préféré élaborer leurs propres méthodes de classification des observations OVNIS. Malheureusement, le manque de vision universelle de ces méthodes et, trop souvent, l'impossibilité de les adapter en langage formel, i.e. informatique, les rendent obsolètes.
     
    LES CAS DE DÉTECTION RADAR OU RADAR-OPTIQUE (RO)
     
    Cette catégorie indique qu'en plus des témoins qui ont signalé la présence d'un OVNI dans le ciel, des radars au sol l'ont détecté!
     
    Toutefois, il faut savoir que les systèmes de suivis radar des tours de contrôle des aéroports Pierre Elliot TRUDEAU (anciennement DORVAL) rattaché au Centre de Contrôle Régional (CCR), de MIRABEL, ou encore de l'aéroport de St-Hubert en banlieue sud de l'île de Montréal, fonctionnent depuis le début des années 90 en mode dit secondaire.  Cela pose problème.
     
    Il existe deux (2) modes de détection largement connus dans le monde de l'aviation civile et militaire: le premier se dit mode primaire et le second, mode secondaire.
     
    MODE PRIMAIRE
     
    Utilisé par les Forces militaires, le mode primaire assure toutes les détections d'aéronefs qui survolent le pays, quels qu'ils soient et d'où qu'ils proviennent.
     
    Cela assure la protection du territoire.
     
    De plus, signalons qu'il n'est pas nécessaire qu'un aéronef possède un transpondeur à bord pour que le radar puisse identifier et placer la présence de ce dernier sur l'écran radar.
     
    MODE SECONDAIRE
     
    Pratiquement tous les aéroports civils fonctionnent avec des radars couplés.  C'est-à-dire que l'aéronef DOIT posséder à bord, une petite boîte électronique (un transpondeur) contenant toutes une série d'informations relatives à ce dernier, soit sa provenance, sa destination, sa vitesse, son altitude de vol, son plan de vol, le nom de la compagnie qui l'opère, etc. et le radar au sol NE SIGNALERA QUE LES AVIONS POSSÉDANT LEDIT TRANSPONDEUR!
     
    Ceci a pour effet de nettoyer l'écran radar de nombreux autres types d'aéronefs que les contrôleurs n'ont pas obligatoirement la responsabilité de gérer dans l'approche finale de la piste d'atterrissage, ce qui diminue d'autant les risques de tous ordres.
     
    Par exemple, les hélicoptères privés ou les Cessna peuvent atterrir à vue sans obligatoirement être visibles sur les écrans radars.  Les pilotes n'ont alors qu'à demander à la tour la permission d'atterrir, ce qui permet d'accélérer la gestion de la circulation aérienne aux heures de pointe.
     
    Le résultat d'une telle mesure fait en sorte que les OVNIS ne sont pas munis de transpondeurs, et donc, deviennent invisibles de facto sur les radars des centres de contrôles aériens des grands aéroports, d'où l'inutilité pour le public de contacter un centre de contrôle aérien afin d'obtenir une confirmation matérielle de leurs étranges observations dans le ciel.
     
    Mais les centres militaires de Bagotville ou encore de North Bay (nom de code: ROCC-EAST), rattachés au NORAD à Cheyenne au Colorado, possèdent l'équipement pour suivre à la trace un OVNI dans tout l'espace aérien canadien.  Et nous vous faisons grâce ici des satellites en orbite qui eux aussi sont mis à contribution.  Mais le public n'a pas et n'aura jamais accès à ce type d'information jugé secret défense.

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