• Les stigmates chrétiens

    (Padre Pio)

    Ce mot désigne les blessures apparues spontanément sur le corps d'une personne et semblables à celles des cinq plaies de Jésus crucifié.

    Les 5 plaies du Christ sur la croix se trouvent ;

    sur les mains (causé par les clous)
    sur les pieds (causé par les clous)
    sur la tête (causé par la couronne d’épines)
    sur le dos (causé par les coups de fouet)
    sur le côté (causé par la lance)

    Les plaies peuvent être seulement que dans une zone du corps, tel que les mains ou les pieds ou dans plusieurs zones du corps en même temps. Ils sont évolutifs, ils saignent par moments et peuvent disparaître. Parfois, les stigmates entraînent des saignements très importants. D'autres fois, ce sont des blessures ouvertes ou des verrues qui apparaissent. Certaines personnes n'ont aucune hémorragie mais ressentent une douleur atroce aux endroits du corps où le Christ saigna à la suite de ses blessures. Les stigmates peuvent affecter des femmes aussi bien que les hommes.

    Les sceptiques ont tenté de fournir de nombreuses explications aux stigmates. Certains ont suggéré que ces blessures étaient des supercheries; d'autres que les soi-disant miraculés se les infligeaient eux-mêmes lors d'une transe hystérique ou même par un acte délibéré par mutilation ou application de substances chimiques corrosives.

    Il y a aussi plusieurs scientifiques qui croient que la cause des stigmates seraient psychologique, c'est-à-dire qu'une personne serait tellement croyante que ces signes apparaîtraient sur son corps ( un peu comme le phénomène des grossesses nerveuses). Ce serait donc la force de conviction des religieux et leurs imaginations qui provoqueraient les stigmates.

    On estime à plus de 250 personnes le nombre total de stigmatisés depuis les origines du Christianisme. Aucune époque n’a vu disparaître le phénomène, même si le XVIIIe siècle fut un temps creux.
    Sur ces 250 fidèles, femmes et hommes, religieux ou laïcs, plus des deux tiers ont été élevés sur les autels. Mais redisons-le avec conviction : l’Église n’a jamais interprété les stigmates comme des marques tangibles de sainteté, mais plutôt comme a traduction corporelle d’une union au Christ vécue à son maximum.

    Parmi ces croyants, on note la présence de nombreuses moniales contemplatives, d’hommes laïcs, de jeunes « tertiaires » d’Ordres religieux, mais une part très minime d’ecclésiastiques : saint Padre Pio (+ 1968) est avec l’abbé Antoine Crozier (1850-1916, l’ami du bienheureux Charles de Foucauld), le premier prêtre stigmatisé de l’histoire (saint François d’Assise, diacre, ne reçut jamais l’ordination sacerdotale) !
    En d’autres termes, la stigmatisation défie la raison et transcende conditionnements sociaux et familles spirituelles. Elle ne dépend ni d’une quelconque appartenance intellectuelle ni de la moindre adhésion religieuse : elle signifie la liberté de Dieu pleinement révélée en l’humanité du Christ.



    Quelques stigmatisés célèbres

    Saint François d'Assise (1186-1226)


    Il fut le premier dans l'histoire dont on raconte la stigmatisation.
    En 1224, dans la solitude, sur le Mont Alverne en Toscane, alors qu'il médite sur la passion du Christ, il vit un séraphin – ange aux ailes lumineuses et enflammées -, qui semblait crucifié. À ce moment, les plaies du crucifié s'impriment sur ses mains, ses pieds et son côté. Il est déjà malade et presque aveugle. C'est pourtant au milieu de ces souffrances qu'il compose le Cantique au soleil (ou cantique des créatures). Il meurt le 3 octobre 1226.

    Sainte Catherine de Sienne (1347-1380)

    Sainte Catherine de Sienne a reçu les stigmates en 1375, quelques années avant sa mort à l’âge de 33 ans. Par humilité, elle a demandé qu’ils soient rendus invisible et sa prière a été entendue. Elle a également été incapable de manger, elle se nourrissait avec des hosties et de l’eau bénite.

    Therese Neumann (1898-1962)

    Therese Neumann est probablement la stigmatisée qui a été la plus visité de toute l’histoire de l’église. Elle a souffert de stigmates aux pieds, aux mains, à la tête, au dos et près du cœur, elle pleurait également du sang. Ses blessures saignaient périodiquement à tous les vendredi de 1926 à 1962. Les stigmates sur le coeur, les mains et les pieds sont toujours restés évidents, mais ne se sont jamais infectés. Elle a eu à plusieurs reprises la vision de la passion du Christ et pouvait la reconstituer comme s’il elle en avait été témoin. Ne pouvant plus avaler aucune nourriture, elle s’est nourri seulement de la communion pendant de grandes périodes de temps. Elle a été gardée sous surveillance par plusieurs médecins et spécialistes qui n’ont trouvé aucune explication au phénomène.

    Padre Pio (1887-1968)

    En 1918, il reçoit les stigmates de la passion du Christ, ce qui lui vaut des plaies aux pieds, aux mains et sur le côté, celles-ci saignent constamment. De nombreux médecins, croyants ou non, ont examiné ce phénomène et n'y ont trouvé aucune explication. Des foules entières vinrent le voir à San Giovanni Rotondo, en Italie. Les stigmates que portait le Padre Pio, attirèrent aussi l’attention des autorités ecclésiastiques qui lui interdirent de célébré des messes. Devant le mécontentement  des croyants ils lui permirent finalement de pratiquer dans une petite chapelle. Le Padre Pio meurt 50 ans après sa stigmatisation le 23 septembre 1968.

    Le 16 juin 2002 il a été canonisé, maintenant il est reconnu officiellement comme un saint par l’Église Catholique.

     


  • Commentaires

    1
    Gouger
    Dimanche 24 Avril 2011 à 21:24
    Les stigmates! ça fait deux femmes qui portent ces traces chez moi aux Benin. Pour la première depuis un bon moment ces tracent et saignements lui reviennent chaque années tous les vendredis saints. cette année, ça a commencé avec la seconde à qui l'esprit aurait dit de s’apprêter pour revivre les mêmes choses de manière plus intense
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :