• Le chaman est un maître de la transe. Les chamans savent libérer certains aspects de leur âme et se déplacer en esprit vers d’autres plans. Ils vont rencontrer les esprits, la nature, les dieux et déesses, les esprits de leur défunts ancêtres les maîtres spirituels, les forces angéliques ou même les grand esprits évoluant au-delà du système solaire.

    Des chamans dans des tribus utilisent des plantes hallucinogènes pour "voyager". Parfois, ils les utilisent pour parler avec les esprits, mais aussi pour mieux parler avec les plantes ou animaux. Tout est dans l’ADN. Lors de ces voyages, notre ADN se connecterait avec le leur pour pouvoir communiquer. Mais les chamans n’utilisent pas que les plantes hallucinogènes, ils utilisent aussi le son, la musique pour entrer en transe. Ca peut être le tambour, le hochet ou la cloche.

    Ce sont des gens qui se mettent au service de la collectivité pour servir de pont entre les mondes et permettre aux autres de manifester leur propre pouvoir dans leur réalité quotidienne. Je trouve cet aspect-là important, le but n’est pas de rendre les gens dépendants d’un gourou ou je ne sais quoi. Le chaman n’est pas au centre.

    Ils sont des visionnaires et des activistes spirituels qui savent entrer en contact avec les esprits ainsi qu’avec leur pouvoir et leur sagesse. J’ai lu dans le livre "Le serpent cosmique" de Jérémy Narby que c’est grâce au chaman que les peuples autochtones ont réussi à s’adapter à leur environnement et aux changements de la planète. Ils ont communiqué avec les savoirs et la sagesse de leurs ancêtres et esprits. Ce sont des visionnaires dans le sens où ils utilisent aussi la divination et voient l’avenir.

    Ils sont des guérisseurs et se disent le canal. Car c’est à travers eux que les esprits guérissent un malade. Ils soignent sur les plans physique, mental, émotionnel et spirituel, ramenant ainsi l’équilibre et l’harmonie chez ceux qui souffrent réparant les déchirures de leur âme.

    Les chamans font ce qu’on appelle "le rapatriement de l’âme" avec leurs alliés spirituels . Ils repèrent les parties perdues de l’âme d’une personne dépressive, suicidaire, toxico par exemple. Ensuite, ils les recueillent et les rapportent à son propriétaire.

    Le chaman contacte les âmes perdues dans l’invisible ayant subi une mort tragique (accident par exemple) et les aide à retrouver leur chemin vers la lumière.

    Le chaman peut être également un maître dans le sens ou il enseigne à un plus jeune ou donne des conseils aux gens.

    Je rajouterais qu’un chaman est une personne se connectant avec la Terre-Mère, la nature. C’est un pilier principal dans le monde du chamanisme, grâce au pouvoir des plantes, animaux (totems) et minéraux.

    Ce qui est intéressant, c’est que lorsque l’on parle de chamanisme, on a tous tendance à penser au chaman amérindien ou d’Asie ou aux aborigènes. Jusqu’à maintenant, j’en étais persuadée. Mais le chamanisme est universel, car on vit tous sur la même planète et l’histoire nous montre bien qu’il en existe dans les quatre coins du monde, en Europe aussi.
    L’esprit du chamanisme se retrouve dans toutes les traditions et il est l’ancêtre de nos prêtres, rabbins, mollahs, visionnaires et mystiques, bien que le chamanisme ne soit pas une religion, mais une démarche spirituelle rassemblant un ensemble de techniques qui nous permet de se connecter avec notre Soi et les esprits.

    Les derniers chamans européens ne sont autre que les druides ainsi que les magiciens et les sorcières de peuples celtes et anglo-saxons. C’est avec l’avènement du christianisme que nos traditions chamaniques ont été mises de côté. Ainsi, nous avons nous aussi des Indiens d’Europe, nous sommes les descendants des autochtones européens et tout commence à se réveiller en nous.

    Si certains se reconnaissent dans la définition du chaman, c’est normal. Je dirais que nous avons tous un chaman en nous. A mon avis, nous en avons tous les capacités en tant qu’être humain, mais il faut être prêt dans notre évolution et le vouloir. Je suis sûre que certains se reconnaitront dans le côté guérisseur du chaman, d’autres dans le côté visionnaire, d’autres encore dans le côté guerrier et militant de celui-ci pour la collectivité, et d’autres dans le côté maître. Mais un chaman est tout ca à la fois. Et il faut du temps pour acquérir toute cette sagesse.


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  • L’être humain est fait pour la danse. Elle fait partie de sa chair, depuis bien longtemps.

    Il n’y a aucune séparation entre le sacré et les mouvements du corps, libres ou codifiés par des traditions. Certaines religions ont même basé leur culte sur les danses initiatiques. Si certains peuples ont encore cette culture, ce n’est pas le cas des pays christianisés, qui, pour la plupart ont séparé le sacré de la danse. Dieu est devenu une affaire très sérieuse et la danse a même été totalement interdite à certaines époques !!!

    En Amérique du Nord, les peuples premiers pratiquaient des danses pour toutes sortes d’occasion. Dès qu’un événement se produisait, les émotions s’exprimaient par la danse. Naissances, morts, chasse, guerre, initiations, récoltes…bref, tout faisait suite de danse, pas tout pardon, mais plutôt les grandes étapes de la vie se dansaient.

    Les grands rassemblements de clans ou de tribus étaient l’occasion de grandes danses collectives. Mais on était franchement loin des spectacles d’aujourd’hui. Les danses servaient à communiquer avec les mondes spirituels, "d’âme à âme". Rien à voir avec le but de la danse dans notre pays par exemple…

    Mais, on peut quand même observer le phénomène des danses sacrées encore aujourd’hui en Afrique, où les populations rurales ont souvent conservé la dimension magique de la danse. Que d’émotions dans les chants et les rythmes !

    Le corps se fait instrument d’expressions collectives de la famille, du clan, de l’animal totem, de l’égrégore, de l’esprit des ancêtres... En Afrique la transe est extrêmement liée à la danse. Tout comme il est facile de bouger son corps et d’entrer dans un rythme, il est facile de laisser son esprit partir dans un autre plan, une autre vibration.

    Ces danses peuvent paraître très libres, très informelles. Il n’en est rien, elles obéissent à un ordre invisible, à une harmonie convenue. Elles parlent à l’âme et la ressourcent. En cela, elles ne sont pas très différentes des danses très codifiées d’Asie, du Moyen-Orient à Hawaii.

    L’art des derviches tourneurs est originaire des confréries soufies, gardiennes de l’ésotérisme de l’Islam.

    Bien qu’elle soit elle-même issue de traditions bien plus anciennes, la danse des derviches est en soi tout un enseignement. Elle est transmise par un maître qui connaît les pièges à déjouer pour s’approcher du cœur de l’expérience mystique. Par leur tournoiement les danseurs cherchent à s’unir au tournoiement des astres, du cosmos. Au cœur de ce mouvement perpétuel se cache une immobilité, un silence, une présence suprême.

    En Inde, la célèbre tradition du Bharata-Natyam est millénaire. D’une manière très rigoureuse, elle transmet une histoire porteuse de sens, de sagesse. Elle parle selon un langage précis qui est accessible à tous mais correctement exécutée, elle vient de l’intérieur des danseurs et non de l’extérieur. C’est ce mouvement d’âme qui donne toute sa dimension à une danse sacrée.

    Plus proche de nous, on peut trouver dans de nombreuses danses folkloriques une dimension sacrée originelle. Souvent très précise, il faut, par contre, une réelle volonté pour y retrouver les symboles, le sens caché des gestes et des pas, qui ont été totalement perdus.

    Le cas de la Paneurythmie est en cela très intéressant. Inspiré du folklore des Balkans, cet ensemble de danses reprend le rythme des saisons et contient un enseignement ésotérique riche, une philosophie et un symbolisme profonds. Créée au début du XXème siècle par Peter Deunov, la Paneurythmie est agrémentée de très nombreux commentaires qui détaillent le sens de chaque mouvement, la raison de chaque pas et les idées qu’elle condense. En gros c’est tout un enseignement. Là encore, il faut entrer dans une structure pour en faire toute l’expérience.

    Rudolf Steiner a lui aussi exploré le monde de la danse, et l’Eurythmie, dont il a défini le cadre, a inspiré un très grand nombre de danseurs dans le monde. Ce sont un peu les héros modernes de la danse sacrée, ils ont redonné une dimension spirituelle à la danse.

    Il n’est pas nécessaire d’avoir un public pour ressentir les bienfaits d’une danse sacrée libre. Il est par contre indispensable que l’intention soit claire dès le départ. Il est même préférable qu’une période d’immobilité et d’introspection silencieuse prépare un moment de danse sacrée. Ainsi les énergies de l’âme peuvent plus facilement reconnecter le corps pour l’animer et l’inspirer.

    Durant des siècles, la religion nous a enseigné les dangers de la joie et du laisser-aller émotionnel. La danse est ainsi sortie de nos vies. En occident, nous ne connaissons plus que les ballets ou encore le déhanchement des boîtes de nuit… 8) A nous d’explorer d’autres voies, d’autres façons d’être et de communiquer avec notre âme.


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  • Dans de nombreuses cultures, le cannibalisme est considéré comme un acte atroce et sacrilège, alors que dans d’autres cultures, c’est une coutume sacrée.

    Le cannibalisme semble avoir toujours existé et avoir persisté jusqu’à notre époque moderne. Son origine exacte est un mystère. Des anthropologues pensent qu’il est apparu au début de l’histoire des hommes et, par la suite, a proliféré avec le besoin grandissant des hommes d’apaiser leurs dieux, de survivre aux famines ou d’obtenir une vengeance ou un contrôle sur leurs ennemis.

    Des études archéologiques montrent que le cannibalisme était pratiqué durant la période néolithique et l’âge de bronze, à travers l’Europe et l’Amérique, mais également en Afrique, en Australie, en Nouvelle-Zélande, au Moyen-Orient et en Asie.
    Les motivations variaient selon les cultures et les situations, mais il semble que certaines formes de cannibalisme prévalaient dans certaines régions du monde et certaines périodes.

    Les Aztèques du Mexique sont renommés pour avoir sacrifié et dévoré des centaines d’êtres humains par an. Ils s’en prenaient surtout aux autres peuples, mais il leur arrivait aussi de se manger entre eux et d’avoir recours au cannibalisme pour survivre lors des grandes famines. Les sacrifices humains et les cérémonies cannibales qui s’en suivaient étaient destinées à créer un équilibre universel entre le monde et le cosmos. Les Aztèques pensaient que sacrifier des humains apaisait leurs dieux et, ne pas le faire provoquerait la destruction de l’humanité. Le cannibalisme était donc pour eux un acte sacré, qui leur permettait également d’obtenir une sorte de pouvoir divin à travers une communication avec leurs dieux.

    Les Iroquois, quant à eux, sacrifiaient et consommaient les corps de leurs ennemis afin de satisfaire leur dieu de la guerre, mais aussi pour absorber l’esprit de leurs ennemis dans leurs propres corps, obtenant ainsi les qualités et la force des guerriers adverses. Selon Moira Martingale, auteur de "Cannibal Killers", les Iroquois ont pratiqué ce cannibalisme rituel au moins jusqu’à la fin des années 1830.

    Les Papous de Nouvelle-Guinée ont pratiqué le cannibalisme jusqu’aux années 1960, de façon rituelle. Certaines tribus le pratiquaient également parce qu’elles appréciaient le goût de la chair humaine. Mais la majorité des tribus papoues consommaient surtout les tissus et les cerveaux de leurs morts, lors d’un cérémonial traditionnel, en signe de respect. Cette pratique eut des conséquences dévastatrices : des chercheurs découvrirent que des membres des différentes tribus souffraient d’une maladie mortelle, que les femmes transmettaient à leurs enfants et qui se révéla être la maladie de Kreutzfel Jacob (variant humain de la "maladie de la vache folle").

    Cette maladie a causé la disparition de bien des formes de cannibalismes rituels. Mais la propagation du Christianisme par les missionnaires a aussi permis une diminution significative de cette pratique.

    La seule forme tolérée de cannibalisme est celle qui permet la survie dans une situation désespérée. Le cannibalisme "de survie" est rare et peut s’expliquer par des conditions très particulières, mais reste malgré tout un acte punissable par la loi. Plusieurs cas de cannibalisme de survie célèbres ont eu lieu durant les deux derniers siècles, notamment l’expédition Donner de 1846 (la "Donner Party", des immigrants américains perdus dans les montagnes de la Sierra Nevada) dont l’avion s’était écrasé dans la cordillère des Andes en 1972.

    A notre époque, le meurtre d’une personne et la consommation de son corps par un autre être humain, en dehors des famines, sont considérés comme du cannibalisme criminel ou de l’anthropophagie. Toutefois, les définitions et les lois concernant ce genre de crime varient considérablement d’une culture à une autre.

    Dans de nombreux endroits du monde, le cannibalisme n’est pas considéré comme un crime en lui-même et n’est reconnu comme tel qu’en liaison avec un autre crime. Ainsi, en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, le cannibalisme n’est pas considéré comme un crime, bien qu’il soit socialement inacceptable. Les personnes qui commettent cet acte sont généralement inculpées d’un autre crime directement relié au cannibalisme, tel que le meurtre ou la nécrophilie.
    En France, le terme de cannibalisme n’apparaît pas en tant que tel dans les textes de loi, mais une personne ayant tué et dévoré un autre être humain peut, en plus de meurtre, être accusé "d’actes de barbarie".


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  • Dans toutes les religions, les rites funéraires possèdent la même finalité: accompagner le défunt du mieux possible vers sa nouvelle demeure. Souvent, ils sont aussi un moyen pour les proches de se rassurer face à leur propre mort.
    En s’intéressant aux religions juives, bouddhistes, musulma-nes, orthodoxes et hindoues, il est intéressant de constater le soin qu’apportent les différents mouvements au corps du défunt. Tout est ensuite entrepris pour assurer les meilleures conditions de départ de la personne décédée vers sa nouvelle destinée: évocation de mérites, prières, formules et gestes rituels… Dans un dernier temps, pour prouver que la vie continue malgré cette mort, une collation ou un moment d’amitié réunit les proches présents lors du dernier adieu.

    Judaïsme
    Dans la tradition juive, la mort peut être considérée comme le début de la vie. En effet, selon leurs croyances, si le corps retourne à la poussière, l’âme se dirige vers son Créateur. L’au-delà est donc le lieu de la résurrection des corps. Celle-ci doit intervenir le jour où le messie promis arrivera.
    Les proches accompagnent les mourants à l’aide de psaumes et de prières. Une fois décédée, la personne est lavée en signe de purification, puis veillée. Une bougie est dès lors allumée et placée à proximité de la tête, afin d’évoquer l’immortalité de l’âme. Le défunt est ensuite enveloppé dans un linceul – souvent son châle de prière – puis enterré dans un cimetière normalement réservé à la communauté juive.
    Après une oraison funèbre célébrée par le rabbin, la famille et les proches se retrouvent pour prendre un repas léger. Le partage de nourriture est un signe pour attester que la vie continue. Pour la famille débute alors une semaine sans la moindre activité, suivie d’un mois sans réjouissances. Une année après la mort, une nouvelle cérémonie est organisée au cimetière et, à ce moment, une pierre avec une inscription en hébreu est déposée sur la tombe.

    Bouddhisme
    Dans la philosophie bouddhiste, lorsqu’un être humain meurt, l’âme de celui-ci se réincarne en fonction du karma produit par les actes et les pensées du défunt. Cette réincarnation peut donc être heureuse (parmi les humains ou les dieux) ou malheureuse (dans les enfers, parmi les esprits affamés ou les animaux). La mort souhaitée est cependant la libération sans retour, au nirvana.
    Dès l’agonie de la personne, tout est fait pour lui assurer la sérénité. Son corps est placé sur le côté droit, par analogie avec la position du «lion couché» adoptée par Bouddha lorsqu’il expira. Des moines récitent des mantras et des bénédictions pendant les jours qui suivent le décès. Ces paroles doivent éviter une renaissance défavorable pendant le processus de dissolution de la conscience.
    Trois jours après le décès intervient la crémation. Elle est accompagnée d’un rituel de purification et d’offrandes. Au Tibet, une prière (le Bardo Thödol) est récité pendant les quarante-neuf jours qui suivent le décès pour guider la conscience durant l’état intermédiaire entre mort et renaissance.

    Islam
    Dans la religion musulmane, la mort n’est pas conçue en tant que fin définitive, mais au con-traire en tant qu’accès à un autre monde. La mort n’est donc pas redoutée, mais envisagée de manière naturelle, comme une étape nécessaire à la destinée de l’être humain. A la suite d’un décès, tout enterrement doit être réalisé dans les plus brefs délais. En pays musulman, une personne qui meurt avant midi est mise en terre le même jour.
    Avant cela, la toilette est l’élément le plus important des rites funéraires en Islam. Quelques minutes après le décès, une pré-toilette est pratiquée par le plus intime du défunt. Une deuxième toilette est ensuite effectuée. Dans un cercueil très simple, le corps est ensuite mis en bière sur le côté pour faire face à La Mecque. Si cela est possible, il sera enterré dans un «carré musulman», mais ceux-ci sont très rares; les cimetières fribourgeois n’en comptent d’ailleurs aucun.
    Malgré tout, le deuil ne doit pas affecter la vie courante de la famille au-delà de trois jours. En revanche, la veuve doit tenir le deuil pendant quatre mois et dix jours. Le deuil de la femme turque est plus sévère. Elle doit rester endeuillée plus de douze mois, porter la tenue noire et le foulard blanc et ne consommer aucune substance excitante comme le café par exemple.

    Eglise orthodoxe
    Pour les orthodoxes, la mort est une naissance à la vie nouvelle, la rentrée dans la vie spirituelle. Traditionnellement, le corps est porté à l’église, cercueil ouvert. Pendant l’office religieux, fleurs, bougies et prières correspondent à ce qui se passe sur le plan spirituel: l’illumination et l’éclosion de l’âme dans le monde de l’esprit. Le pope répand de l’encens et verse de l’huile consacrée sur le front du défunt.
    L’enterrement a lieu trois jours après le décès, le temps que l’âme se sépare du corps. L’ascension vers Dieu se poursuit quarante jours, le temps pour l’âme de se purifier et d’accomplir l’effort de détachement du corps.
    Le paradis est vu comme un jardin. C’est un état de vie dans la présence de Dieu. L’enfer correspond à la séparation d’avec Dieu. Pour la religion orthodoxe, il existe deux sortes de mort. Elle parle d’agonie lorsque l’individu ne veut pas quitter son enveloppe charnelle. A l’inverse, la dormition concerne les mourants qui s’endorment en s’étant préparés et qui vivent la mort comme un passage.

    Hindouisme
    La base de la pensée hindoue repose sur le concept d’une loi
    divine universelle (le dharma). Celle-ci est un principe moral de causalité qui règle le processus naturel de la perpétuelle transformation de la création. La destinée de l’homme dépend du karma, le fruit des actions et des pensées. Les hindous vivent dans un système de castes et de sous-castes, au sein desquelles ils se réincarnent selon leur karma. La finalité est de sortir de ce cycle de douleurs, de misère et de mort sans fin. Cette libéralisation s’obtient par une sévère éthique, par une grande foi dans la vérité éternelle et par des techniques de réintégration spirituelle qu’enseigne le yoga.
    A la mort du défunt, le corps est baigné, puis revêtu de blanc (ou parfois de rouge pour les femmes) et couvert de fleurs. Il est ensuite porté en convoi funèbre sur un bûcher orienté vers le sud où il sera brûlé. Les cendres et les os sont pour finir déposés dans une jarre et immergés dans un fleuve sacré.
    Détachée du corps, l’âme devient un fantôme alimenté par les vœux, les prières et la nourriture offerte par les proches du défunt. Par la suite, il franchit les épreuves pour rejoindre le pays des morts. Arrivé à ce stade, il attend une nouvelle naissance ou la libération finale.


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  • La marche sur le feu est souvent une cérémonie d'origine religieuse pratiquée par différents peuples Hindous, asiatiques et dans les îles (réunion...).
    La marche sur le feu n'est donc pas un mythe : elle existe bel et bien. Pourquoi les sceptiques continuent donc d'en parler ? Parce qu'encore trop de gens croient que le phénomène demande une préparation psychologique spéciale.

    Ancien rituel chez de nombreux peuples, la Marche sur le Feu nous invite à confronter nos peurs et à les transformer. 
    Là, pieds nus, face au feu il est indispensable de vraiment habiter notre corps,d'écouter son acquiescement ou son refus. La peur peut être là, si le corps dit OUI; c'est le moment d'avancer. 
    Cette écoute de notre ressenti intérieur est un enseignement important face aux difficultés de la vie.

    Les rituels de la Marche sur le feu servent le Potentiel humain :

    - comme expériences inoubliables

    -  comme chemin pour se connecter profondément avec la conscience vivante de cette terre

    -  comme chemin de transformation de la peur en énergie positive.

    -  comme rituel de guérison



    Il est tout à fait possible (même si je ne recommande à personne de le faire sans supervision...) de marcher sur les flammes sans préparation. Il suffit de prendre son courage à deux mains, et de le faire. Point. Pas besoin d'impliquer des forces vitales, le coussin protecteur de l'aura, des énergies mal connues...

    Les raisons

    Au-delà de toute la poudre aux yeux (rituels mystiques, préparation mentale, jeûnes...), plusieurs principes physiques rendent la marche sur le feu possible. Des chercheurs sceptiques se sont prêtés, à de nombreuses reprises, au jeu de marcher sur le feu sans préparation préalable, et s'en sont sortis indemnes.

    1. La faible conductivité thermique du charbon

    Le charbon peut être très chaud, mais il transmet mal sa chaleur, et agit comme un isolant. Prenons l'exemple d'un four à 200°C : on peut passer sa main à l'intérieur sans problème, alors qu'un contact avec les grilles en métal du four causera une brûlure rapidement. L'air est pourtant à la même température que les grilles ! Il en en va de même pour le charbon : lorsque l'on pose brièvement son pied sur les braises, le pied n'a pas le temps d'absorber assez de chaleur pour brûler.

    2. La surface de transfert de chaleur

    Malgré toute la chaleur que peut dégager un brasier, seule la surface du pied est en contact avec les braises quand on marche sur le feu. La circulation sanguine absorbe en grande partie cette chaleur supplémentaire, à la façon de l'eau dans un radiateur de voiture.

    3. La faible durée du contact

    Contrairement à certaines prétentions des fakirs et gourous, la marche sur le lit de braise se fait plutôt rapidement : le contact de chaque pied sur la braise dure moins d'une seconde, et moins de dix pas sont habituellement nécessaires pour traverser la surface. Il ne faut pas oublier que la chaleur absorbée par chaque pas est cumulative. Comme lorsqu'on marche sur de l'asphalte chauffé par le soleil : la sensation de chaleur ne devient insupportable qu'après quelques pas. C'est pourquoi le record de la plus longue marche sur le feu enregistré par le livre des records Guiness à été limité à 120 pieds (environ 35 mètres), les responsables de l'homologation jugeant que le record était devenu trop dangereux. Si un pouvoir mystique était vraiment en cause, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas marcher en toute sécurité sur de bien plus longues distances !

    4. L'effet Leidenfrost

    Lors de certains séminaires de marche sur le feu, les pieds des participants sont d'abord mouillés avant d'aller sur les braises. Cette précaution supplémentaire mettrait en jeu «l'effet Leidenfrost «: au contact de la chaleur, la vapeur d'eau crée un coussin isolant entre le pied et le charbon. Ce facteur n'est cependant pas déterminant ; certains habitués de la marche sur le feu préfèrent s'assécher soigneusement les pieds pour éviter le risque qu'un tison colle à la peau, et les chercheurs ne s'entendent pas à dire que l'effet Leidenfrost se produit vraiment lors de la marche.

    Est-ce douloureux ?

    La plupart des participants rapportent une sensation semblable à celle de marcher sur du sable chaud, d'autres une sensation de chaleur assez inconfortable. Les charbons sont un lit de roses pour la majorité, mais avec de petites épines pour certains : le seuil de sensibilité de chacun entre en ligne de compte. Il y a fort à parier que les «professionnels» de la marche sur le feu, pour réduire les risques de brûlures accidentelles, se constituent une bonne couche de corne sous les pieds. Mais la corne seule n'est pas un facteur crucial : il ne faut pas oublier que dans les séminaires à grand déploiement, des centaines de personnes marchent sur le feu sans préparation spécifique.

    Des accidents ?

    Il semble que la majorité des accidents se produisent avant ou après la marche. Il suffit qu'un tison reste collé entre les orteils ou sous le pied pour provoquer une douloureuse brûlure. C'est pourquoi les pieds sont habituellement arrosés d'eau ou frottés dans le sable à la fin de la marche.

    Voilà qui conclut ce sujet.


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