• Cette étrange créature mesure 8 à 10 mètres et possède un long cou de girafe. Elle vit au Congo où très peu d'hommes se sont aventuré à part les Pygmées. On pourrait la comparer à un dinosaure. Alors le mokele mbêmbe est-il un survivant du monde de la préhistoire ou une figure de l'imaginaire moderne ?

    Dans cette région mal connue vivent de nombreux animaux comme les éléphants, les buffles, les chimpanzés, et beaucoup d'autres espèces de singes. La tradition locale raconte que, au fond du marécage, vivrait le mokele mbêmbe (" celui qui arrête le cours des rivières "), un énorme animal dont l'existence hypothétique a d'autant plus stimulé l'imagination des voyageurs occidentaux que sa description par les indigènes évoque celle d'un dinosaure. Avait-on affaire à un " fossile vivant " ?

    Comme l'écrit Armand de Ricqlès " il existe souvent un laps de temps de plusieurs millions d'années entre le dernier représentant d'un groupe connu à l'état fossile et son représentant actuel, si bien que ce groupe, tenu pour disparu, semble surgir brusquement du passé. " La première fois que l'on a parlé du mokele mbêmbe ce fut en 1776 lorsque des missionnaires français, découvrirent de mystérieuses empreintes. Mais d'autres explorateurs vinrent apporter des éléments supplémentaires ; ainsi, à la fin du XIXe siècle, Alfred A. Smith, recueillit au Gabon des récits du même type. Carl Hagenbeck, un collectionneur allemand, en avait également entendu deux en Rhodésie. En 1913, le capitaine Freiher von Stein, un officier de l'armée allemande, s'aventura dans la région du Likouala, qui faisait alors partie de la colonie allemande du Cameroun et qu'il avait reçu ordre d'explorer. Là aussi, les indigènes lui racontèrent qu'ils avaient vu un énorme animal amphibie qu'ils appelaient le mokele mbêmbe ; ses campagnes d'exploration furent interrompues par la Première Guerre mondiale et ce n'est qu'en 1948 que fut traduit et publié son rapport d'expédition. En réalité, c'est seulement après la guerre que l'existence hypothétique du mokele mbêmbe fut connue du public.

    Mesurant, entre 5 et 7 mètres de long, le mokele mbêmbe a fait l'objet de nombreuses spéculations concernant son corps d'éléphant, la finesse et la longueur de son cou et sa petite tête de reptile - une description qui correspond tout à fait à celle d'un petit dinosaure sauropode. Le problème, c'est que tous les dinosaures - à l'exception peut-être des groupes qui ont évolué vers les oiseaux modernes - sont supposés avoir disparu il y a environ soixante-cinq millions d'années, à la fin du crétacé. Pourtant, la thèse d'un dinosaure survivant est très populaire ; ce qui n'est pas surprenant quand on sait l'immense fascination qu'exercent ces animaux préhistoriques sur le public. Aujourd'hui, on peut voir des dinosaures un peu partout, dans les livres, au cinéma ou à la télévision. Et la découverte de n'importe quelle nouvelle espèce de dinosaure déclencherait une émeute.

    En 1970, l'explorateur James Powell procéda à une étude des récits concernant le mokele au Gabon. Chose surprenante, lorsqu'il montra aux indigènes des illustrations d'animaux divers, c'est celle d'un dinosaure tel le brontosaure qu'ils considérèrent comme étant le plus proche du mokele mbêmbe. James Powell s'associa alors au biochimiste Roy Mackal, de l'Université de Chicago, pour aller explorer les marécages de Likouala. Ils découvrirent que les indigènes y évoquaient eux aussi un animal similaire, qu'ils appelaient aussi le mokele mbêmbe. Cette découverte mena, au début des années 80, à une expédition plus importante, conduite par Mackal.

    Cette expédition a d'abord atteint la rivière Lakouala-aux-Herbes, a continué vers le sud puis est remontée par la rivière Bai vers le Nord, là où l'homme blanc n'avait jamais mis les pieds. Ils s'enfoncèrent dans la forêt tropicale et, à l'aide d'un sonar, sondèrent les trous de la Bai où le mokele mbêmbe était censé se trouver. A cet endroit, ils firent deux observations : la végétation alentour était passablement endommagée et d'étranges empreintes de pas apparaissaient au sol ; ensuite ils aperçurent un large sillage provoqué par la plongée d'un gros animal. Pouvait-il s'agir d'un mokele mbêmbe qui aurait été alerté par le bruit ? Les assistants de la région ne voulurent pas les suivre plus au devant de leur parcours, mais de toute manière ils ne purent continuer à cause de la détérioration du climat.

    Le seul témoignage oculaire que l'on puisse prendre au sérieux est celui du zoologiste congolais Marcellin Agnagna. En 1983, il affirme avoir observé, dans le lac Tele, un gros animal avec un long cou, qu'il a approché à moins de 250 mètres avant de le voir plonger. La créature ne ressemblait à aucun animal connu en Afrique.

    En définitive, deux questions demeurent : le mokele mbêmbe existe-t-il vraiment ? Et si oui, à quelle espèce animale peut-il appartenir ? Ceux qui contestent l'existence de grands animaux inconnus invoquent souvent leur permanence dans les récits mythologiques : c'est le cas par exemple du monstre du loch Ness. Même si ces affirmations ne sont pas insensées, elles ne reposent sur aucune démonstration scientifique. De plus, il est fréquent que des animaux, aujourd'hui bien connus, aient par le passé appartenu au folklore, comme le gorille. Le fait donc que toute une mythologie entoure sans aucun doute le mokele mbêmbe ne constitue pas un véritable argument pour ou contre son existence en tant qu'espèce biologique. Mais si le mokele mbêmbe existe, quelle sorte d'animal est-il ? L'hypothèse la plus attrayante, invoque l'existence d'une population réduite de dinosaures sauropodes qui aurait survécu. Mais comment de tels animaux auraient-ils pu échapper à l'exploration zoologique, même dans l'immensité des marécages du Likouala ? Si tel était le cas, les restes fossilisés de leurs ancêtres auraient eux-mêmes échappé à l'exploration paléontologique. Certes, on pourrait expliquer cette absence de fossiles par le manque de chance ou par le fait que les sites de fouilles à la recherche des dinosaures se trouvent en Afrique du nord, de l'Est et du Sud, mais pas en Afrique centrale.

    En effet, les paléontologues préfèrent effectuer leurs fouilles là où ils peuvent bénéficier de l'appui logistique des institutions locales ; or l'Afrique centrale, très pauvre et politiquement instable, ne peut leur fournir cela ; il y a, en conséquence, un vide sur la carte des sites. Concernant cette région, on ne peut donc qu'extrapoler à partir de ce que l'on sait du reste de l'Afrique, mais sans savoir si des dinosaures ont vécu dans cette partie du continent ni s'ils en ont disparu. Il est indéniable que la forêt congolaise est restée presque intacte depuis le crétacé ; elle n'a jamais connu de très grand bouleversement géologique. Rien n'interdit donc de penser que des dinosaures sauropodes, qui auraient survécu à la grande extinction du crétacé, aient " suivi " la forêt, y soient restés cachés et n'aient que fort peu évolué. Si cette éventualité ne contredit aucune des lois de l'évolution, elle reste tout de même très spéculative.

    Certains scientifiques ont émis l'hypothèse que le mokele mbêmbe, sans être un dinosaure, pourrait être une espèce inconnue de gros lézards, tels les varans. Le plus grand varan vivant est le dragon de Komodo, qui vit en Indonésie et mesure 3 à 4 mètres de long ; pourrait-il en exister une espèce encore plus grande dans les marécages du Likouala ? Cette hypothèse semble susciter beaucoup plus d'intérêt chez les zoologistes que celle d'un dinosaure car un varan géant, le Megalamia, a vécu en Australie au pléistocène.....


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  • C’est un animal fabuleux dont la corne divine neutralise les actions maléfiques et le poison, sépare les eaux polluées et elle a le mystérieux pouvoir de relever ce qui est impur, même la moindre altération de l’éclat du diamant.


    Un dicton populaire souligne sa valeur de talisman : quand la licorne apparaît, le diable disparaît. La dénomination de Licorne (« inorog » en roumain) a été imposée dans la littérature roumaine par Dimitrie Cantemir, dans son œuvre « Histoire hiéroglyphique ».L dénomination d’« Inorog » est slave. D’autres synonymes connus sont: unicorne, licorne (du latin « unicornis »). Grâce à l’influence française, dans notre vocabulaire une forme féminine est entrée aussi: « licorna ».

    Le mythe européen de la Licorne a été soutenu surtout par les croyances du Moyen Age. Ce mythe a rejoint son apogée dans les romains chevaliers du Moyen Age.

    Dans la mythologie, la licorne apparaît comme un cheval blanc comme la neige, qui a au milieu de son front une corne longue, mince et à spirale, blanche entrelacée de noir. Dans la forêt où il vit l’été est éternelle. Seulement une vierge peut le rattraper et apprivoiser. L’allégorie indique un cérémonial qui se déroule dans la forêt, sans doute près les monuments mégalithiques : la captation d’une force cosmique trouvée sous le signe du Sagittaire qui se concrétisait dans une vierge – médium. Celle-ci devenait ensuit l’âme d’un ordre chevalier. Une tapisserie du XVe siècle, « Dama à la licorne » raconte, par des images, la réincarnation dans une vierge de cette force invincible.

    Le symbole du cheval céleste est associé à celui du lion « cœur du ciel ». La licorne doit être comprise comme une force émise par la constellation du lion et reflétée par celle du sagittaire. On considère que Jeanne D'Arc est l’une des incarnations de cette force. La licorne médiévale est un symbole du pouvoir mai aussi des événements fastes, de la pureté. Dans l’ancienne Chine, elle est l’emblème de l’empereur et symbolise les virtus de celui-ci. De bun augure et justicière en même temps, la licorne punit les coupables en les frappant avec sa corme. La corne de la licorne symbolise aussi la flèche spirituelle, le rayon solaire, le sabre de Dieu, la révélation divine, la pénétration de la lumière divine dans les êtres.

    Dans l’iconographie chrétienne, la licorne représente la vierge sur laquelle le Saint Esprit descend. Au Moyen Age elle devient même le symbole de l’incarnation du verbe divin au sein de la Vierge. Les alchimistes voient dans la Licorne une image de l’hermaphrodite mais qui, au lieu de comprendre les deux sexes, transcende la sexualité.

    « Ces êtres renoncent à l’amour à cause du dévouement envers l’amour pour le sauver à l’inéluctable extinction », Yves Bergen. « Que l’amour meurt pour que l’amour vive » évoquait l’idée de la sublimation miraculeuse de la vie corporelle et la force surnaturelle qui émane de ce qui est bon. Le mythe de la licorne représente la fascination que la pureté continue à exercer même sur les plus corporels cœurs.

    On dit que le premier à voir une licorne ait été Adam même, dans le Jardin de l’Eden. Quoi que personne n’ait plus vu de licornes pendant les derniers siècles, pourtant leur foi est fortement répandue dans le monde. Pour certaines personnes, le fait que les licornes n’ont plus été vues ne fait qu’augmenter leur mystères, pendant qu’il y a d’autres personnes qui croient que les licornes existent encore dans des régions très lointaines, elles pouvant être vues seulement par les gens qui ont une exceptionnelle pureté de l’âme et de la vertu.

    Dans la mythologie chinoise, la licorne est un animal bénéfique qui venait parmi les gens seulement avec d’importantes missions. Son apparition était interprétée comme un bon signe, et le fait qu’elle n’a plus été vue pendant les derniers siècles montre qu’on vit dans une époque de déchéance. Elle apparaîtra de nouveau quand il sera le temps et quand la bonté régnera de nouveau parmi les gens. Le nom chinois de la licorne, Ki Lin, est similaire à Yin Yang.

    On dit que c’est l’une des premières licornes qui ont relevé à l’empereur Fu His les secrets de l’écriture, plus de 5000 ans auparavant. Les chinois croyaient aussi que les licornes pouvaient prédire la naissance ou la mort des personnes spéciales, comme le sage Confucius. En 551 a.C., la mère de Confucius a rencontré, quand elle était enceinte, une licorne dans la forêt, qui lui a donné un morceau de jade et elle a posé sa tête sur ses genoux. Elle a su alors que c’était un signe des dieux. Il y avait sur ce morceau de jade une inscription qui parlait de la grande sagesse dont son fils aurait fait preuve. Confucius a été le plus respecté philosophe chinois. On dit qu’à la vieillesse, il a vu, lui-même, une licorne, en comprenant ainsi que sa fin était proche.

    On dit dans la Genèse que Dieu a donné à Adam la tâche de donner des noms à tout ce qui l’entourait. Dans certaines traductions de la Bible, la licorne a été le premier animal qui a reçu un nom d’Adam, en l’élevant ainsi au-dessus de tous les autres animaux du monde. Quand Adam et Eve ont quitté le Paradis, la licorne les a accompagnés, en devenant ainsi un symbole de la chasteté et de la pureté.

    Il y a dans le Vieux Testament sept références à la licorne, même si, en présent, il y a des discussions sur ce sujet. Le Talmud fait aussi référence à la Licorne. Le long de l’histoire, l’Eglise a interprété la licorne dans des diverses modalités. A l’époque médiévale, elle est devenu même le symbole de Jésus Christ, sa corne en symbolisant l’union entre Jésus et Dieu le Père. Le fait que la licorne est indiquée dans la Bible signifie qu’aucun vrai chrétien ne peut mettre en doute son existence. La licorne apparaît dans certaines planches des traités alchimiques. Cet animal fabuleux, dont le symbolisme est en étroit lien avec le troisième œil et Nirvana, avec le retour à l’Unité, était destiné à indiquer aux initiés occidentaux la voie vers l’or philosophale, c’est-à-dire la transmutation intérieure qui a lieu dans le procès de la reconstruction de l’androgyne primordial.

    Par sa corne unique qui se trouve juste au milieu de son front, la licorne symbolise la flèche spirituelle, le rayon solaire, le sabre divin du discernement, la révélation de la pénétration de l’esprit dans la nature, mais aussi un pont entre les mondes. Elle réunit en soi les deux polarités sexuelles et les transcende, d’où il résulte l’idée de pureté et de virginité. La licorne évoque toujours l’idée d’une sublimation miraculeuse de la vie corporelle et de la force surnaturelle qui émane de ce qui est pur. Sa corne a des vertus magiques : elle sépare les eaux polluées, elle guérit les maladies, elle identifie et élimine les poisons et elle peut être touchée seulement par une vierge. Au British Museum de Londres il y a une corne dont ont dit qu’appartenait à une licorne et que les scientifiques n’ont pas eu encore la permission de l’étudier (au moins à niveau officiel).

    On dit que la Licorne retournera. Cette-ci peut être seulement une métaphore de ce que les gens cherchent en présent: la vérité, la pureté et l’amour qui se sont perdus à l’ombre de la technologie. Pour pouvoir trouver la licorne tel qu’elle a été trouvée par nos ancêtres, on devrait retourner à ce que nous avons appris, renoncer à notre orgueil de maîtriser la nature. C’est la seule possibilité de la rencontrer, comme les autres êtres extraordinaires qui attentent impatiemment de pouvoir courir le monde sans peur...


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  • Dans la mythologie grecque, le Sphinx ou la Sphinge est une créature fantastique appelée Phix dans le dialecte béotien, fille de Typhon (ou d'Orthos) et d'Échidna, ou encore selon Hésiode d'Orthos et de la Chimère. Elle est représentée avec un buste de femme, un corps de lion et des ailes d'oiseau.

    Son nom provient du grec ancien Σφίγξ / Sphínx, « l'étrangleuse », qui dériverait du sanskrit sthag (thak en pâli) signifiant « dissimuler », ou bien de l'égyptien ancien Shesepankh, « statue vivante » ou « automate ».

    Envoyée par Héra en Béotie suite au meurtre du roi de Thèbes Laïos, elle commence à ravager les champs et à terroriser les populations. Ayant appris des Muses une énigme, elle déclare qu'elle ne quitterait la province que lorsque quelqu'un l'aurait résolue, ajoutant qu'elle tuerait quiconque échouerait. Le régent, Créon, promet alors la main de la reine veuve Jocaste et la couronne de Thèbes à qui débarrasserait la Béotie de ce fléau. De nombreux prétendants s'y essaient, mais tous périssent jusqu'à l'arrivée d'Œdipe ; le Sphinx lui demande :


    "τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται"
    (" Quel être, pourvu d’une seule voix, a d’abord quatre jambes, puis deux jambes, et trois jambes ensuite ?")

    Œdipe trouva la solution : "il s’agissait de l’homme. De fait, lorsqu’il est enfant, il a quatre jambes, car il se déplace à quatre pattes ; adulte, il marche sur deux jambes ; quand il est vieux, il a trois jambes, lorsqu’il s’appuie sur son bâton."

    Furieux de se voir percé à jour, le Sphinx se jette du haut de son rocher (ou des remparts de Thèbes selon les auteurs) et meurt. C'est ainsi que, Créon tenant sa promesse, Œdipe contracte avec sa mère une union incestueuse.

    Cet affrontement entre Œdipe et le Sphinx diffère fondamentalement de la plupart des autres affrontements mythologiques. En effet, si Héraclès, Persée ou Thésée battent leurs adversaires par la force, Œdipe, à l'instar d'Ulysse, triomphe avant tout par son astuce et sa sagacité, sa mètis.

    Par ailleurs, Pausanias donne deux explications « historiques » à la légende du Sphinx : il s'agirait d'une expédition pirate défaite par Œdipe, arrivant de Corinthe avec une grande armée, ou bien d'une fille naturelle de Laïos souhaitant garder le trône pour elle.


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  • Les Muses étaient filles de Jupiter et de Mnémosyne ou Mémoire. Au même titre que les Grâces, elles ont leur place dans l'Olympe, dans les réunions, les festins, les concerts, les réjouissances des dieux. Toutes sont jeunes, également belles, quoique différentes dans leur genre de beauté. Selon Hésiode elles sont au nombre de neuf, et, sur la Terre, comme dans l'Olympe, chacune a ses attributions, sinon distinctes, du moins déterminées :

    CLIO, nom formé d'un mot grec qui signifie gloire, renommée, était la muse de l'Histoire. On la représente sous la figure d'une jeune fille couronnée de lauriers, tenant en sa main droite une trompette, et de sa main gauche un livre qui a pour titre Thucydide. A ces attributs on joint parfois le globe terrestre sur lequel elle pose, et le Temps qui se voit près d'elle, afin de montrer que l'Histoire embrasse tous les lieux et tous les temps. Ses statues tiennent quelquefois une guitare d'une main, et un plectre de l'autre, parce que Clio était aussi considérée comme l'inventrice de la guitare.

    EUTERPE (en grec, qui sait plaire) avait inventé la flûte ou suggéré son invention ; elle présidait à la Musique. C'est une jeune fille couronnée de fleurs et jouant de la flûte. Des papiers de musique, des hautbois et autres instruments sont auprès d'elle. Par ces attributs, les anciens ont voulu exprimer combien les lettres ont de charme pour ceux qui les cultivent.

    THALIE (ainsi nommée du mot grec qui signifie fleurir) présidait à la Comédie. C'est une jeune fille à l'air enjoué ; elle est couronnée de lierre, chaussée de brodequins, et tient un masque à la main. Plusieurs de ses statues ont un clairon ou porte-voix, instrument dont on se servait pour soutenir la voix des acteurs dans la comédie antique.

    MELPOMÈNE (d'un mot grec signifiant chanter) était la muse de la Tragédie. Son maintien est grave et sérieux : elle est richement vêtue, et chaussée d'un cothurne ; elle tient d'une main un sceptre et des couronnes, de l'autre un poignard ensanglanté. Parfois on lui donne pour suivantes la Terreur et la Pitié.

    TERPSICHORE (en grec, qui aime la danse) était la muse de la Danse. C'est une jeune fille, vive, enjouée, couronnée de guirlandes, et tenant une harpe au son de laquelle elle dirige en cadence tous ses pas. Des auteurs la font mère des Sirènes.

    ÉRATO (d'Éros, amour) présidait à la poésie lyrique et anacréontique. C'est une jeune nymphe vive et folâtre, couronnée de myrte et de roses. De la main gauche elle tient une lyre, et de la droite un archet ; près d'elle est un petit amour, et parfois des tourterelles se becquètent à ses pieds.

    POLYMNIE (ou POLYHYMNIE, nom composé de deux mots grecs qui signifient beaucoup et hymne ou chanson) était la muse de la Rhétorique. Elle est couronnée de fleurs, quelquefois de perles et de pierreries, avec des guirlandes autour d'elle, et habillée de blanc. Sa main droite est en action comme pour haranguer, et elle tient de la main gauche tantôt un sceptre, tantôt un rouleau sur lequel est écrit le mot latin suadere « persuader ».

    URANIE (du grec Ouranos « ciel ») présidait à l'Astronomie. On la représente vécue d'une robe de couleur d'azur, couronnée d'étoile, et soutenant des deux mains un globe qu'elle semble mesurer, ou bien ayant près d'elle un globe posé sur un trépied, et plusieurs instruments de mathématiques. Selon Catulle, Bacchus la rendit mère de l'Hyménée.

    CALLIOPE (nom composé grec qui signifie un beau visage) était la muse de la poésie héroïque et de la grande éloquence. Elle est représentée sous les traits d'une jeune fille à l'air majestueux, le front ceint d'une couronne d'or, emblème qui, selon Hésiode, indique sa suprématie parmi les autres muses. Elle est ornée de guirlandes, tient d'une main une trompette, et de l'autre un poème épique. Les poètes la disent mère d'Orphée.

    Non seulement les Muses furent considérées comme des déesses, mais on leur prodigua tous les honneurs de la divinité. On leur offrait des sacrifices en plusieurs villes de la Grèce et de la Macédoine. Elles avaient à Athènes un magnifique autel ; à Rome elles avaient plusieurs temples. Ordinairement le temple des Muses était aussi celui des Grâces, les deux cultes étaient communs ou rarement séparés.

    On ne faisait guère de festins sans les invoquer et sans les saluer la coupe en main. Mais personne ne les a tant honorées que les poètes qui ne manquent jamais de leur adresser une invocation au commencement de leurs poèmes.

    Le Parnasse, l'Hélicon, le Pinde, le Piérus étaient leur demeure ordinaire. Le cheval ailé, Pégase, qui ne prête son clos et ses ailes qu'aux poètes, venait paître habituellement sur ces montagnes et aux environs. Parmi les fontaines et les fleuves, l'Hippocrène, Castalie et le Permesse leur étaient consacrés, ainsi que, parmi les arbres, le palmier et le laurier. Quand elles se promenaient en chœur, Apollon, couronné de laurier, et la lyre en main, ouvrait la marche et conduisait le cortège.

    On les surnommait, à Rome, Camènes, expression qui signifie « agréables chanteuses ». Leur surnom de Piérides vient de ce qu'elles fréquentaient le mont Piérus en Macédoine. Mais certains poètes donnent à ce mot une autre explication.

    Piérus, roi de Macédoine, disent-ils, avaient neuf filles. Toutes excellaient dans la poésie et la musique. Fières de leur talent, elles osèrent aller défier les Muses jusque sur le Parnasse. Le combat fut accepté, et les nymphes de la contrée, désignées pour arbitres, se prononcèrent pour les Muses. Indignées de ce jugement, les Piérides s'emportèrent en invectives et voulurent même frapper leurs rivales. Mais Apollon intervint, et les métamorphosa en pies. À cause de leur victoire dans ce concours, les Muses auraient pris le nom de Piérides.

    Le surnom de Libéthrides, donné aussi aux Muses, leur vient soit de la fontaine Libéthra, en Magnésie, soit du mont Libéthrius, lesquels leur étaient consacrés.


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  • Leur origine remonte si loin que peu de gens s'en souviennent. Seuls quelques elfes pourraient peut-être nous informer mais pour cela, il faudrait pouvoir en rencontrer. On ne peut qu'émettre l'hypothèse suivante que les nains auraient une descendance commune avec celle des humains. A un moment, certains de ces premiers êtres se seraient enfoncés dans les entrailles des montagnes. En y découvrant des métaux précieux, ils auraient décidés d'y demeurer et de creuser davantage plus profondément. Avec les siècles leur corps évolua jusqu'à la forme qu'ils ont aujourd'hui.

    Aspects physiques : Ce sont de petites personnes entre 1m20 et 1m40, très musclées et robustes. Ils ont souvent la peau brune ou du moins très bronzée, les cheveux noirs, gris ou bruns mi-longs et aiment porter une moustache et une barbe très fournie. Ils en prennent grand soin car ils en sont très fiers. Leurs habits sont simples et fonctionnels de couleur terre (marron, brun, gris). Ils portent souvent des bijoux mais qui sont de valeur moindre. Ils aiment les métaux précieux mais trouveraient de très mauvais goût de les étaler aux yeux de tous. Les naines ont également la moustache et la barbe. Les nains trouvent cela fort séduisant.

    Psychologie : Ils sont très résistants autant de corps que d'esprit. Ils sont têtus et ne reconnaissent qu'à demi-mot qu'ils se trompent. En encore faut-il que la preuve de leur erreur soit indiscutable. Ils adorent les métaux précieux ce qui donnent l'impression qu'il sont cupides. Mais ils ne cherchent pas à accumuler les pierres précieuses et l'or pour s'enrichir mais plutôt pour la beauté de ces métaux. Ils sont organisés, disciplinés et fidèles à leur clan. Tenir une promesse est question d'honneur à leurs yeux. Ils ne se parjureront jamais. Ils préfèreraient mourir. Ils ont peur de la mer. Elle est synonyme de mort car ils ne savent pas nager. Ils sont aussi très renfermés et secrets. Il est très difficile de leur arracher un mot s'ils ont décidé de vous ignorer. Ils sont aussi très méfiants et très rancuniers. Ils n'oublient jamais un affront et le se venge au centuple.

    Habitat : Ils vivent dans des cités dans de profondes cavernes rocheuses au coeur de la montagne, près de gisements de métaux. Leurs cités sont gigantesques et faîtes pour dures des milliers d'années sans avoir besoin de réparations.

    Alimentation : Ils mangent la même chose que les humains : légumes, viandes, poissons et boivent de la bière et des alcools forts.

    Dons & Capacités : Ils sont très endurants et résistants. Ils peuvent marcher sur de longues distances sans se plaindre. Mise à part les elfes, ils sont sans égal dans l'art de forger des bijoux, des armes et armures et construire des palais. Même les elfes, leur ennemi et rival de toujours, reconnaissent avec regret leur talent. Ils sont capables aussi de voir dans le noir grâce à "l'infravision". Ils n'ont aucun pouvoir magique mais ils résistent aux sorts qui leurs sont lancés.

    Us & Coutumes : Ils croient aux puissances de la nature et à certains dieux comme celui du feu, de la mort, etc. Ils ne possèdent pas de magiciens mais quelques nains peuvent devenir prêtres. Ils seront limités ne pouvant user que des sortilèges faisant appel à la terre : tremblements de terre, éboulements, etc.

    Société : Ils sont organisés en clans qui obéissent tous à un seul roi. Cela ressemble à une monarchie mais le pouvoir n'est pas sûr de rester à un même clan. En effet, il existe une sorte de conseil de chefs des clans ; chaque chef représentant son clan. Ils essaient de garder une certaine unité pour ne pas que les nains soient divisés et affaiblis. Les naines n'ont pas autant de pouvoirs que les nains. Elles restent dans l'ombre.

    Politique : Ils détestent les elfes. De grandes guerres les opposèrent sans vraiment de vainqueurs. Les nains les haïssent parce qu'ils usent de magie et les ont empêchés de s'approprier des terrains riches en métaux. Il y a aussi la concurrence de leurs arts. Les humains, ils les acceptent même s'ils se méfient d'eux. C'est avec eux qu'ils font la plupart de leurs échanges commerciaux. Mais leurs plus grands ennemis sont les orcs, les gobelins et les elfes noirs ainsi que les nains noirs. Ces quatre races, ils se sont promis de les exterminer jusqu'au dernier.

    Commerce : Ils sont connus pour être les meilleurs forgerons du monde et d'excellents orfèvres. Leurs réalisations se vendent une fortune auprès des humains et d'autres races. Ils sont aussi réputés pour leur talent d'architectes. Il leur est arrivé de construire des cités commandés par les hommes.


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