• L'hether

    Selon l'hindouisme donc, lâkâsha est le premier élément constitutif de l'univers, le plus subtil, qui serait omniprésent, remplirait tout, pénétrant le monde visible et invisible tout en étant le support de la vie, en analogie avec le son.

    La littérature hindoue représente souvent lâkâsha ou éther primordial par l'espace sans fin, illimité, une notion qui, bien sûr, dépasse l'entendement. D'ailleurs, pour les Hindous toujours, lâkâsha ne peut être ni défini ni décrit. Si les 4 éléments que sont l'air, le feu, l'eau et la terre sont aisément identifiables dans la nature, et président à toutes les manifestations de la vie sur Terre, lâkâsha ou éther primordial, quant à lui, est perçu comme en étant le réceptacle, mais il ne peut être physiquement reconnu, car il est par essence le vide qui remplit tout, mais sans lequel la vie ne pourrait ni prendre forme ni exister.

    Comme on le voit, c'est un concept très difficile à décrire d'une manière rationnelle. Il nous oblige à infliger une gymnastique audacieuse à notre esprit, pour nous induire à percevoir une réalité plus vaste que celle, sécurisante et réconfortante, il est vrai, à laquelle nous sommes habitués, où tout semble prévu et organisé, mais qui, si nous n'y prenons garde, peut aussi se révéler sclérosante.


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