• merci

    Merci la vie de m'avoir fait naître
    dans une famille au mal-être;
    non désirée, non surveillée
    et plutôt  mal aimée;
    j'ai ainsi appris:
    qu'importe ma vie,
    aimer n'est pas obligatoire
    à chacun son histoire;
    j'ai appris à  l'accepter, pour  me libérer
    de cet immense besoin d'être aimée...

    Merci ma mère de m'avoir laissé faire
    seule, sans vrais  repères
    juste libre, et  me voir naître
    à la vraie vie, celle des maîtres
    qui n'ont pas besoin de se soumettre.

    Merci mon amie de m'avoir dit merci,
    d'avoir préservé ta vie, que j'avais trop envahie;
    j'ai ainsi appris; qu'en amitié aussi
    tout n'est pas permis.

    Merci à mon mari de m'avoir dit : "  C'est fini ! "  
    je ne t'aime plus,  j'ai plus envie "  
    j'ai ainsi appris
    que l'amour n'est jamais acquis,
    qu'il faut le conquérir, ou le  laisser partir.

    Merci la vie de m'avoir faite fragile
    avec une santé peu docile;
    je peux  ainsi apprécier pleinement
    chaque minute, chaque instant.

    Merci la vie pour tous ces combats;
    j'ai appris à ne pas baisser les bras,
    on peut tout perdre d'un coup
    mais  l'accepter, quels que soient les coups.

    Aujourd'hui je me sens sereine,
    posée, souveraine,
    sans ressentiment ni haine
    juste vivante.... et j'aime !

     

     

     

     

    (Auteur Thérèse Chenevière)


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  • vague


    « Je me sens triste ! » dit une vague de l'océan en constatant que les autres vagues étaient

    plus grandes qu'elle.

     

    « Les vagues sont si grandes, si vigoureuses,

    et moi je suis si petite, si chétive. »

     

    Une autre vague lui répondit : « Ne sois pas triste.

    Ton chagrin n'existe que parce que tu t'attaches

    à l'apparent,

    tu ne conçois pas ta véritable nature. »

     

    « Ne suis-je donc pas une vague ? »

     

    « La vague n'est qu'une manifestation transitoire

    de ta nature.

    En vérité tu es l'eau. »

     

    « L'eau ? »

     

    « Oui. Si tu comprends clairement que ta nature

    est l'eau,

    tu n'accorderas plus d'importance à ta forme de vagueet ton chagrin disparaîtra. »

     

     

    Avoir à l'esprit que l'humanité fait partie d'un ensemble est important.

    Car l'être humain se considère souvent comme le centre des choses

    en s'arrogeant des droits particuliers

    qui n'ont pas de raison d'être.

     

    Ainsi il ne voit que chez son prochain

    ce qu'il n'a pas,

    sans voir ce qu'il a déjà, et se cause

    les plus inutiles soucis.

     

     

    Texte zen


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  • eau

    L’eau doit retourner à la mer, c’est bien son but, sa mission.

     

    Elle peut y aller directement, tel un fleuve qui se dirige sans détour et se joue de tous les obstacles.
    Souvent cependant, l’eau rencontre des obstacles.

     

    L’eau met au point différentes stratégies. Parfois, elle attend : elle s’accumule lentement devant l’obstacle jusqu’au moment où elle arrive à passer au-dessus. Souvent l’eau choisit de prendre un chemin détourné. Elle serpente alors en petits ruisseaux, en plus grandes rivières, elle contourne les obstacles, même quand cela implique de s’éloigner quelque temps de la mer.

     

    Mais la mer reste son seul objectif. Et elle y parvient à la mer.

     

    Devons-nous toujours être le fleuve ? Ne devons-nous pas parfois, souvent, être le ruisseau qui choisit un chemin différent et plus à notre portée ?

     

    Qu’importe le chemin suivi, si nous arrivons à nos objectifs ? Si nous arrivons à accomplir notre mission ?

     

     

    Xavier Guyaux, librement inspiré de « Le Guerrier de la Lumière » de P. Coelho


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  • jeunes

    Un jeune garçon et une jeune fille commencent à s’aimer. De temps en temps ils se rencontrent, ils s’écrivent ; les petits cadeaux qu’ils se donnent, les petites mèches de cheveux, la moindre fleur ou le moindre pétale de rose sont pour eux comme des talismans chargés d’un océan d’effluves. Ils se sentent heureux, stimulés, inspirés. Lui est un chevalier, un prince, et elle la Belle au Bois Dormant ! Ils vivent dans la poésie, ils se promènent, ils se regardent, tout devient beau, leur amour est pur, idéal. Mais le jour où ils commencent à vouloir vivre leur amour dans le plan physique, peu à peu la poésie s’en va, et c’est la prose qui la remplace.
    Vous direz : « Mais nous ne pouvons pas rester toujours dans le côté idéal. » C’est vous qui le dites. Si vous tenez absolument à descendre, faites-le, mais vous quitterez le monde de la poésie, de la véritable beauté, et votre joie elle-même sera moins grande. Alors, autant que vous le pouvez, gardez un peu de distance dans l’amour, parce que c’est cette distance justement qui vous comblera, qui vous inspirera. Grâce à elle vous continuerez à aimer


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